Navigation Menu

Milan Fashion Week : l'heure du bilan autour de trois grands noms

Alors que la douce mélodie des défilés va commencer à se faire entendre sur Paris, du côté Milanais il est temps de passer au bilan. Avec pas moins de 42 défilés, la fashion week de Milan fait naître une envie de voyages sur des silhouettes modernes et nonchalantes à l’image d’un dandy chic et élégant. 

Le Gucci Seventies
Pour la maison florentine et son nouveau directeur artistique Alessandro Michele, l’heure Gucci est au changement. En seulement deux collections le protagoniste affiche un style assumé où l’homme se veut décomplexé, véritablement affranchi d’une virilité parfois pesante. En opposition au style plus clinquant des décennies passées, la silhouette joue désormais sur les frontières du masculin/féminin auquel s’ajoute une vague influence seventies. Les mannequins arborent ainsi les nouveaux classiques de la maison avec des chemises en dentelle, des ballerines pour hommes ou encore la mule mocassin. S’y ajoutent des pantalons à pattes d’éléphant, des imprimés à tue-tête et des lunettes XXL pour une allure parfois kitch mais qui respire derrière une richesse de détails. L’homme Gucci s’adoucit, et fait acte de poésie pour marquer au mieux la véritable révolution qu’il s’inflige.

Le sacre by Moschino 
Jeremy Scott voit souvent les choses en grand. Sa démesure est le fruit de son succès. Invité dernièrement à défiler à Florence pour le Salon Pitti Uomo, il profite du caractère historique de cette ville pour couronner l’homme Moschino. Toute la cour présente au sacre a pu contempler ce nouveau roi des temps modernes où le sportswear prend toutes ses lettres de noblesses. Façon pilote de F1, l’homme Moschino ne quitte jamais sa couronne et multiplie les matières techniques. Loin d’un simple titre honorifique, ce nouveau statut se lit au fil des passages pour devenir de plus en plus baroque. Les joggings et cyclistes des débuts laissent petit à petit place à des combinaisons en dentelle, des imprimés tapisserie et une allure parfois bien toréador. Il ne nous reste plus qu’a apprendre la parfaite révérence.

L'esprit lunaire de Prada 
Nous sommes en plein dans les années 60, la guerre froide est à son apogée et l’odyssée spatiale nous plonge tous inexorablement dans les étoiles. Cette envie de voyage, d’ailleurs, où on en a plein les yeux, se reflète dans le vestiaire de ce jeune adolescent que propose la collection Prada pour l’été 2016. Sur le banc de l’école on nous apprend à révolutionner le monde, à faire de nos envies des réalités. Miuccia Prada se rappelle de ce jeune bambin, plein de rêves, assis là, sur son banc. Short court et blouse marron en guise d’uniforme et lunette chromatique pour une allure rétro-futuriste à la Spoutnik. Coupes rigides et amour des détails, cette prêtresse de la mode Italienne fusionne la jeunesse et l’évasion pour aller conquérir de nouvelles perspectives d’avenir. Devenir astronaute est sûrement la meilleure solution, mais le temps passe et les références se multiplient. Au détour plus rock de silhouettes, on passe ainsi dans les années 70 où l’oeil guette cette génération en quête de nouveaux repères. Un pied sur la lune, la tête dans les étoiles, Prada est un rêve bien éveillé.


0 commentaires: