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The Palace Book : le livre de skate d'Alasdair McLellan


La maison d’éditions IDEA l’a annoncé : l’idylle photographique entre Alasdair McLellan et Palace se confirme dans un livre sobrement prénommé : The Palace Book. 

Le point commun indéniable entre la marque Palace fondée par Lev Tanju et le photographe Alasdair McLellan est très certainement leur fascination respective pour la jeunesse des rues. Célèbre pour ses nombreux portraits aux regards organiques, le travail d’Alasdair McLellan, photographe de son état, tourne beaucoup autour de la jeunesse anglaise. Après avoir déjà rassemblé plusieurs de ses clichés dans des livres tels que Ultimate Clothing Company et Ceremony, le photographe se concentre cette fois sur une vision encore plus street et immortalise au sein de son troisième ouvrage la jeunesse londonienne dans sa dimension on ne peut plus skate. Lié à la maintenant très reconnue maison Palace, ce livre intitulé The Palace Book concentre pas moins de 120 photographies autour de plusieurs textes ; une sorte d’album de famille permettant de retracer l’histoire de la marque de l’ombre à la lumière. 

Et pour les plus chanceux de passage à Londres, une soirée de lancement avec dédicace a lieu ce mercredi 20 juillet au Dover Street Market. Le livre sera dispo quant à lui dès le lendemain dans le magasin anglais mais aussi, et heureusement dans une sélection de concept stores à l’international. Ouf, on n'aura pas à plancher tout l’été pour le trouver.


Jeux de mains, jeux de vilains Collectif AUCUN


Encore discret mais présent bien partout, le jeune Collectif Aucun, fondé à Paris en 2015 se veut le reflet d’une philosophie au melting pot très néo-normcore. 

Avec une équipe composée de designers aux origines multiples, le collectif puise ses inspirations à travers le monde, vers ce qui différencie chaque contrée et ce qui les rapproche. De sous-culture en sous sous-culture, chaque expérience de la vie de tous les jours devient un phénomène sociologique à étudier, dénouer mais surtout exploiter. Si les tickets de caisse ou de métro auront ainsi marqué leurs débuts sur des pulls, leur seconde collection consacrée au printemps-été 2017 continue son impulsion singulière pour donner, dans des tons quelques peu japonisants, une intonation ultra street à ce vestiaire pourtant sobre mais décalé. AUCUN[2] met en évidence l’adolescence telle qu’elle est à travers le monde de façon actuelle entre intimité et excentricité. De quoi réhabiliter efficasement des pièces du quotidien avec des vestes faussement en denim, et des jeans aux détails en zip. À les croire, les défauts ici, il y en a AUCUN.


PFW Juun.J Spring Summer 2017


Après un passage en tant qu’invité d’honneur du Pitti Uomo la saison dernière, Juun.J est de retour sur les podiums Parisiens avec de prime abord un amour inconditionnel pour la jeunesse. Captant l’énergie et la dynamique des codes et cultures indues à la rue, le créateur met à nu des silhouettes nouvelles, un bras futuristes, dans un regard couture, inhérent aux dimensions spéciales de la maison. 

A l’allure forte, le show ne perd pas une seconde pour envoyer ses models survitaminés et over-assurés sur les devants de la scène. La musique tape, la musique gronde. Les premières silhouettes tournent la page sur les volumes XXL à gogo. Si ils sont toujours bien présents, Juun.J oblige, ils sont plus discrets, moins tape à l’oeil : mieux maitrisés. Inspirée par les costumes gravitationnels des pilotes de chasses des années 50’s, que le créateur réinterpréte totalement, la collection s’intéresse à leur dimension underground pour mieux appuyer sur les détails des costumes. Les proportions sont tombantes, comme attirées par la gravité. Ce qui explique les manches XXL et les T-shirt devenus de véritables tuniques. Les pièces les plus hypes de la rue fusionnent à l’esprit Juun.J : ted d'y,  pantalons cargo, bombers, sweats et parkas adoptent des poches massives, des constructions en laçage et une esthétique urbaine adepte de jean, kaki et pointes de cuir.

Toujours maître dans les proportions le vestiaire Juun.J de l'été 2017 se marque d'une empathie plus forte à la jeunesse et joue sur cette arrogance à fier allure. Vint ensuite le coup de maître; le sweat à zippes version parachutiste qui au grès de l'allure décuple la sensation aérienne des mouvements pour une belle envolée finale.
On retiendra : la mouvance ultra street et la dominance tailoring de l'influence militaire.
La pièce sublimatrice : sans hésitation le caractère "para-chic" des sweats parachute.