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Kenzo lit un livre dans la jungle


La femme Kenzo est une globe-trotteuse qui n’en finit pas de faire le tour du monde. Entre une escapade aux chutes du Niagara, un safari dans les plaines Africaines ou une excursion en montagne, son coeur balance et opte, à l’occasion de la sortie, le 13 avril prochain, du nouveau remake du Livre de la jungle pour la luxuriance des forêts tropicales.

Monde d’opulence aux multiples dangers, cette péripétie en plein coeur de la jungle créée par Rudyard Kipling est une occasion rêvée pour Kenzo de se réappropier l’univers sauvage et captif de Mowgli, Baloo et Bagheera dans une collection capsule exclusive. Le style coloré de Kenzo se mêle ainsi subtilement aux croquis préparatoires du film de 1967 et aux multiples imprimés floraux des pantalons et jupes que composent la collection. Les T-shirts et sweats donnent quant à eux un panache plus ludique là où le tigre, emblème de la maison, se trouve de nouveaux amis et laisse place l’instant d’un moment au féroce Shere Khan. Résolument Wild, la collection multiplie ainsi les motifs et croquis derrière des matières légères et des pièces au confort estival. 

A retrouver dès le 7 avril directement sur le site internet de la maison Kenzo.


Les 5 imprésarios Haute Couture à retenir du printemps été 2016

Fleuron de l’industrie de la mode Française, les enseignes de Haute Couture rivalisent, de saisons en saisons, d’extravagance et de technicité pour sublimer un vestiaire d’exception. 

Véritable démonstration de force, de savoir faire et de la créativité, les ateliers des plus grandes maisons ne lésinent pas sur la minutie et l’exubérance pour faire éclore, devant des yeux souvent ébahis, des instants de grâce, de douceur et de poésie. 

Nécessitant pour la plupart des heures et des heures de travail, des matières les plus nobles et de détails toujours plus pointus, les looks qui en résultent sont plus forts les uns que les autres pour mieux écrire leurs histoires et graver celle de cette spécificité à la Française. Retour en image sur les silhouettes les plus éblouissantes. 

Zen restons Zen 
Avec Chanel il n’y a plus aucun souci à se faire. Oublions les tracas de la vie et allons nous reposer derrière la sagesse du pays au soleil levant. D’une simple robe fourreau idéale pour une mariée Karl Lagerfeld transcende l’élégance et transforme la femme elle même en bijoux de noce. 

La couture sculpture 
A la créativité exacerbée, le duo Viktor & Rolf redessine entièrement la silhouette derrière des mouvements cubistes. Empreinte de l’univers de Cocteau ou de Picasso, la femme devient une oeuvre au visage anonyme dont l’excellence ravive le pendant architectural de ses lignes. 

Le vintage invente la couture 
Avec une certaine impertinence de mouvement, Ronald Van der Kemp modernise la notion de couture. Finie la saisonnalité place à l’instantané avec des models faits de pièces vintage recyclées. Entre la rockstar des années 70 et la glamazone des dernières décennies, la femme qu'il construit ose l’élégance de l’engagement. 

Les britanniques en première ligne 
Littéralement vivant, la couture signée Galliano se métamorphose et ose. L’artisanat fait sens derrière l’identité punk aux intonations britaniques du créateur pour mieux raviver la flamme d’une femme libérée. On déchire, on raccommode ou en rapiécé on s’en fiche la désinvolture habille.

L’antique féminité 
Véritable déesse grecque, la femme Valentino s’habille d’un rien derrière une esthétique aussi sobre que mondaine ; quoique un peu osée quand même avec la transparence de ses grilles de budellini lamées. Un rêve au réveil comme l’indique si bien le nom de la robe.

Yiqing Yin Spring Summer 2016

Pour son premier défilé avec l’appellation officielle de Haute Couture, les filles imaginées par Yiqing Yin envahissent l’Ecole de médecine de Paris pour opérer une véritable renaissance où l’expérimentation des temps passés laisse place à l’excellence. 

Récemment séparée de la maison Léonard, après deux ans à la tête de la direction artistique, la créatrice sino-française se consacre désormais entièrement à sa propre marque et joue pour l’été 2016 les baroudeuses couture dans des versions très anoblies du vestiaire guerrier d'antan. Intitulée « Bloomin Ashes » la collection puise ainsi son imaginaire dans le vestiaire d’amazones des temps modernes où les combinaisons asymétriques, les robes sculptées de jersey et les ornementations en cuir, découpées au laser, témoignent de l’intensité artisanale de la marque de couture. Que d’admiration devant une robe fourreau faite d’une mosaïque de sept types de fourrures différents ou à la vue de ces harnais de cuir, suspendus au bon désir de celles qui les portent. 

Pleine d’instinct, la silhouette évoque l’armure d’une femme victorieuse de féminité. Entre plissages et fondamentaux, Yiqing Yin équilibre les pièces semi-conceptuelles de son vestiaire comme pour répondre aux pulsions expérimentales et commerciales dont elle fait l’objet. Ne cédant pas pour autant aux caprices du milieu, son travail d’avant-garde s’assagit mais reste bien palpable. Ainsi, avec force elle avance ; et ça se sent. 
On retiendra : les plissés dans la même ligné que Madame Grès et l’aspect très baroudeur des silhouettes. 
La pièce sublimatrice : les robes de jersey ou de soie, drapées soupoudrées de harnais en cuir.


Les amazones coutures d'Alexandre Vauthier Spring Summer 2016

Inlassablement en admiration pour le corps féminin, Alexandre Vauthier transforme, sous un podium miroitant, le musée des Arts décoratifs de Paris en haut lieu de féminité pour mieux mettre à l’honneur le corps de ses muses. 

Maxi cuissardes, micro jupes et big cabans : d’entrée de jeu Alexandre Vauthier donne le ton. Les jambes se dévoilent et la silhouette joue de subterfuges dans un caché dévoilé aussi sensuel que glamour. Cuirs vernis, paillettes, imprimés léopard, et robes largement fendues invoquent le désir charnel d’une femme ultra-sexy. Et si la frontière entre simple provocation et soupçon vulgaire reste mince, à l’image de certaines mannequins, la collection exploite chaque centimètre carré de sensualité de manière bien tranchée, dans des coupes aussi radicales que séductrices. 

Oiseau de nuit et belle de jour, la femme Vauthier se fait amazone avec ses smocky eyes mais ne se contente pas d’un simple vestiaire glamour. Alexandre Vauthier transforme ainsi l’essai en touchdown en insufflant à son dressing des notes plus sportswear. Les sweats oversize à capuche s’invitent ainsi en cuir mat alors que les combinaisons, d’un rouge ardent, vitalisent l’énergie de cette femme d’aujourd’hui. De leur coté, les vestes aux épaules surdimensionnées et les manteaux ultra longs contrebalancent l’aspect sexy de la ligne et renforcent la carrure de cette ode à la féminité. 

Avec cette lecture archi-urbaine, les tailleurs pantalons et mini-jupes rivalisent au fleuron de robes seventies, plissées et froissées, duquel notre record se décroche uniquement pour contempler les créations asymétriques en dentelle. Chargée d’audace et d’un grain de mordant unique, la collection confirme le label de Haute Couture de la maison et impose Alexandre Vauthier comme le compagnon parfait de ces parisiennes éprises d'un sex-appeal à la romance des douces nuits. 
On retiendra : un mot : SENSUALITE.
La pièce sublimatrice : le pantalon en dentelle, les sweats et vestes en cuir.