Navigation Menu

Affichage des articles dont le libellé est MILAN. Afficher tous les articles

La mode en Italie c'est addio Milano, bonjour Florence


Grande messe de la mode Italienne, la Fashion Week masculine de Milan se meurt-elle? A deux semaines de la Fashion Week Masculine, la capitale Lombarde montre bien des signes de fatigue. Avec la désertion de Calvin Klein, Bottega Veneta, Brioni, Costume National, Ermenegildo Zegna et Roberto Cavalli, le planning des défilés semble plus vide que jamais alors bon dieu que se passe t-il donc ?

Si Paris, Londres et New York semblent pour le moment préservées, Milan bien au contraire montre les premiers stigmates des mouvements et prises de positions qui agitent le milieu de la mode. La volonté de ne plus séparer mode masculine et féminine en deux défilés distincts ou encore la remise en cause des présentations six mois avant la sortie en boutiques des collections au profit du « see now, buy now » auraient donc raison des semaines de mode masculine. Il est loin le temps du premier défilé masculin de 1952 par Brioni, aujourd'hui l'Italie serait elle donc prête à délaisser ses podiums masculins ? En réalité pas entièrement car si ces nouveaux modèles économiques ont tendance à vouloir s’imposer, la valse des créateurs est aussi invoquée. Pour cause, Calvin Klein se retrouve à nu sans créateur à sa tête, et Zegna passe son tour suite à l’arrivée trop tardive de son nouveau directeur artistique : Alessandro Sautori. Des uns aux autres et surtout sans les uns et les autres, on assiste à une véritable cure d'amaigrissement à Milan, mais l’Italie n’a pas dit son dernier Fashion Word et lance Florence dans la course.

Avec Gosha Rubchinskiy en invité spécial du Pitti Uomo, Raf Simons qui délocalise son show parisien à Florence et l’avant garde nippon de Visvim qui s’invite dans les coulisses masculines : la 90ème édition du salon Pitti Uomo s’annonce sur son plus beau jour. Dans la même lignée événementielle, Fausto Puglisi, fidèle représentant de la mode italienne version Versace, présentera sa première collection masculine en parallèle de sa collection féminine croisière 2017. Et comme si il n'y en avait jamais assez, le Pitti Uomo sera également le théâtre de la prochaine exposition photo de Karl Lagerfeld où plus de 200 clichés du désigner, dont bon nombre de tirages inédits, seront présentés. Avec tant d'événements on l'a donc bien compris, pour l'été 2017, la mode en Italie c'est addio Milano, Bonjour Florence. 
Gosha Rubchinskiy SS16
Raf Simons SS16
Fausto Puglisi
Karl Lagerfeld

Coup d'oeil sur Milan avant la Fashion Week de Paris


Bien que parfois contestée, Paris, capitale de la mode, ouvre demain sa semaine des défilés consacrés au prêt-à-porter de l'hiver 2016. Articulé autour de 9 jours, l'événement a de quoi attirer journalistes et acheteurs du monde entier avec pas moins de 92 défilés et 48 présentations de créateurs appartenant à une vingtaine de nationalités différentes. Mais à l'aube d'un nouveau marathon, et alors que New York et Londres ont déjà affiché leurs préférences, il est temps de lancer un petit coup d'oeil synthétique sur ce qui csest vu et fait dans la capitale lombarde. 

Smoking Kills and Fashion Kills 
Pour cette saison, Jeremy Scott, directeur artistique de Moschino sort un peu plus de sa zone de confort. Et si tout part en fumée avec des robes baroques aussi allumées que cramées, on s’engoue du panache mélancolique et de la subtile décadence qui en ressortent. 

Le sein géométrique
Au delà du petit accident vestimentaire de Gigi Hadid qui dévoile un sein en cours de show, la collection Versace fait place à des lignes athlétiques et géométriques où la femme se veut fatale. Rien de vraiment extraordinaire mais une bonne continuité dans ce renouveau moins bling mais toujours très sexy. 

La théorie du carré
Dans la même adoration géométrique, Iceberg place le carré au centre de la création du styliste viennois Arthur Arbesser qui le décline sous toutes ses formes et couleurs avec des roses fluo, du rouge, du turquoise et autre corail. Une fragilité grinçante mais parfois ennuyante. 

Noir c'est noir, mais pas que
Avec son noir iconique, Emporio Armani travaille sur des pièces très classiques où un imaginaire smiley robotisé vient rehausser la collection de touches de couleurs et formes géométriques. Un clin d’oeil futuriste pour un vestiaire pourtant loin d’être pour les trentenaires. 

Viva Italia !
Que serait la bonne Mamma Italienne sans Dolce & Gabbana? Toujours épris de tradition, le duo dégaine pour l’hiver 2016 un champ de fleurs pour rappeler les festivités de l’été… en hiver. La dégaine sicilienne tu l’as ou tu ne l’as pas mais une chose est sûre, plus aucune raison d’être déprimé après l’été. 

Je ne suis pas folle vous savez
Objet de désir qui veut le pouvoir, la femme Prada exprime ses contradictions. Entre rêve, amour et désespoir, elle joue l’originalité avec des collants en laine et des corsets superposés à ses manteaux et robes. Les époques et les styles fusionnent ainsi derrière des looks assez surréalistes, mais aussi alambiquées soient les silhouettes de Miuccia Prada, nul doute que certaines de leurs pièces feront le bonheur des trend-setteuses. 

Le fric c'est chic
Chez Gucci la révolution continue et Alessandro Michele sonne de plus en plus comme l’homme de la situation. Très attendu pour redonner un coup de peps à la maison, le créateur ne cesse de réaffirmer un style d’avant garde où tout périclite dans une seule ambition : s’amuser à créer le vestiaire d’une jeune italienne effarouchée des seventies. Et oui, c’est Chic ; c’est Gucci.

Prada la magnifique / Spring Summer 2016

Souvent assumée pour son sens de l’extravagance ou du mauvais goût, Miuccia Prada signe pour le printemps-été 2016 une collection bien épurée, qui se concentre sur la réinterprétation des codes du tailleur jupe.

Les classiques de la marque reviennent ainsi sur le devant de la scène pour accompagner la silhouette du matin au soir dans des vêtements aussi portables qu’identifiables. L’identité Prada est palpable dans chaque recoin, poche et couture derrière une véritable réflexion sur le tailleur et le manteau. Les vestes prennent ainsi de l’ampleur alors que les jupes jouent d’asymétries pour plus de contrastes. Entre matières et couleurs notre coeur chavire et n’est pas le seul. Ce déploiement de savoir-faire, d’imprimés, et d’effusions crée une envie perpétuelle. La silhouette subjugue ainsi par son raffinement et son goût évoqué du luxe. 

Véritable virtuose, Miuccia Prada conduit une collection mûrement réfléchie et parfaitement accomplie. Le tweed se mélange au pied-de-poule et prince de Galles dans une harmonie de gris, quelque peu guindée, vite adoucie par quelques touches plus sportswear, à l’image des mailles. De subtiles transparences et succincts jeux de superpositions viennent accomplir le reste avec beaucoup de justesse. Mais au delà des vêtements, ce sont surtout les accessoires le véritable succès de ce défilé. Entre les chaussures ultra graphiques, les colliers façon grillage ou les boucles d’oreille disco ; on s’amuse et on s’assume. La juste dose d’excentricité en guise de cerise sur le gâteau.
On retiendra : la multitude de rayures et carreaux et ce renouveau du tailleur.
La pièce sublimatrice : la version crocco et vinyle du tailleur jupe.