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Rad Hourani Couture Fall Winter 2014

Lui qui a présenté pour la première fois sa couture à Paris en juillet 2012, sait marquer, à travers ses propres collections, l’esprit très luxueux de ce monde particulier de la mode, par la vision parfaitement unisexe, géométrique et transformable de ses créations. Par « lui » on entend bien sur le créateur québécois Rad Hourani, qui en débutant il y a tout juste 5 ans aura réussi le pari d’un début de carrière fulgurant. 

Ce quatrième défilé couture est une nouvelle occasion pour lui d’affirmer le caractère intemporel et anticonformiste de son travail. Au delà des tendances, ses créations oeuvrent pour une neutralité parfaitement maîtrisée. Hommes et femmes arrivent ainsi sur le podium dans des silhouettes à l’uniformité flagrante. Les seuls éléments qui se détachent sont les proportions toujours très carrées des silhouettes qui s’articulent dans un nombreux incalculable de découpes, d’empiècements et de superpositions. Des incontournables chez Rad. 

Le corps se cache ainsi derrière des manteaux volumineux, drapés, et ceinturés sur la taille dans une forme de noeud. Omniprésentes ces créations s’accaparent pleinement la silhouette. Tellement qu’elles en deviennent les pièces maitresses de la saison. Inconditionel du noir, le créateur ne s’en passe définitivement pas, mais ponctue sa collection de quelques touches plus nuancées avec l’apparition d’un vert toujours bien sombre. Seul un tweed métallique vient apporter une petite note de lumière sur ces silhouettes bien rigides. Pour ce qui est du reste, les pantalons sont noirs et droits et les chaussures à talons carrés. Deux formes classiques chez Rad qui deviennent le symbole de basiques à ne jamais manquer. 

Inscrite dans un schème intemporel, la collection est en accord avec les saisons passées et ne montre pas le signe d’un nouveau tournant dans l’univers du créateur. Pourtant le travail si structuré de ses silhouettes donne une approche plus personnelle au corps. Précurseur d’un uniformisme contemporain l’évolution de son travail et minutieuse et de longue haleine. 
On retiendra : l’esprit toujours très noir, droit et unisexe de la collection. 
La pièce sublimatrice : les vestes vertes foncées.

Rad Hourani Haute Couture Fall/Winter 2012

Présentant pour la première fois une collection dans le cadre des défilés Haute Couture, Rad Hourani impose une nouvelle facette de sa créativité. Disposant d'ores et déjà de deux cordes à son arc, avec les lignes "Rad by Rad" et "Rad Hourani", le créateur québecois d'origine Jordanienne applique son univers unisexe dans des courbes aussi intemporelles que minimalistes. Avec des noirs intenses, la silhouette se joue de contrastes dans l'armature des matières qui est ainsi présentée. L'oeil architectural propre à Rad Hourani, impose en plus à la silhouette beaucoup de rigueur dans des courbes communément droites et géométriques. 
On retiendra : cette patte propre aux créateur qui fait de lui un des créateurs les plus prometteurs de sa génération.
La pièce sublimatrice : très semblables les unes au autres, on raffole de l'ensemble des vestes présentées.

Bilan : parfaitement androgyne et irrémédiablement ingénieuse, cette nouvelle collection signe ainsi l'arrivée du créateur Rad Hourani dans le cadre très fermé de la Haute Couture Parisienne.

Fashion Week New-York tendances fall/Winter 2012-2013

Évènement incontournable outre atlantique, la Fashion Week de New York ouvre le bal des défilés pour la saison automne hiver 2012. Au doux son des successions, cette Fashion Week apparait comme un véritable contraste générationnel. Là où apparait le premier défilé numérique, disparait une icône de la mode avec la mort de Zelda Kaplan qui à 95 ans nous a quitté en plein défilé de manière très théâtrale. Icône de la mode sénior qui disparait et innovation en contre partie: c'est tout le symbole d'une histoire qui se poursuit au travers les Hommes. Semaine remplie d'actualités et de scandales, c'est tout de même la mode et le travail que nous proposent les 300 créateurs qui défilent qui retiendra au final toute notre attention.

Élégance et monochromie s'associent au travers de nombreuses collections pour s'offrir le luxe de réinventer une silhouette emplie de féminité. Rendu très urbain chez Lacoste, ces noirs et blancs s'expriment dans une atmosphère beaucoup plus sombre et intense chez Aexander Wang, pendant qu'on les retrouve sur des courbes minimalistes et modernes chez Calvin Klein Collection ou encore DKNY. Cet emprunt pour la monochromie s'exprime aussi beaucoup chez d'autres créateurs tels que Diesel Black Gold, Doo.Ri, ou encore Y-3.
Lacoste
Alexander Wang
DKNY
Calvin Klein Collection
Image de Gauche Y-3 / Centre Doo.Ri / Droite Diesel Balck Gold
En guise de couleurs, les créateurs, tels que Vera Wang, optent pour des tons orangés afin de dynamiser les collections. BCBG Max Mazria en fait de même en les déclinant par petites touches sur de nombreuses pièces. Plus original, Dennis Bossa joint cette teinte à des fourrures pour assurer beaucoup de chaleur.
Vera Wang
Images Gauche et Centre Dennis Bossa / Droite BCBG
Plus soft, on retrouve aussi d'autres gammes de couleurs évoluant de rouges vifs à des rouges ocres et briques. On note cette caractéristique chez Tribune Standart, Tommy Hilfiger, Y-3 ou encore Jason Wu et Helmut Lang qui les déclinent sur des robes, vestes et pantalons aux multiples références. 
Images Gauche et Droite Helmut Lang/ Centre Jason Wu
Image Gauche Y-3 /Centre Tribune Standart /Droite Tommy Hifliger
Autre envie autre couleur, on retrouve aussi un certain enthousiasme vers les couleurs bleutées. Ohne Titel, ou encore Bill Blass en sont de simples exemples. 
Bill Blass
Ohne Titel
Proche des couleurs, les imprimés ont tendances à s'effacer. On en retrouve quelques-uns chez Band of Outsiders ou Oscar de la Renta qui abordent exclusivement des thèmes floraux. Petite exception chez Brood dont on soulignera le travail.
Image Gauche Oscar de la Renta / Centre et Droite Band of Outsiders
Brood
Élément inévitable des podiums : le cuir apparait comme la matière star des défilés. Proéminent, on le retrouve, comme pour l'homme, aussi bien en total look comme chez Ygal Azrouel que par petites touches plus discrètes. Les créateurs en sont carrément adeptes et le déclinent sous des formes aussi nombreuses que diverses pour témoigner d’une technicité beaucoup plus subtile. On appréciera ainsi le rendu tissé de chez Proenze Shouler et le coté beaucoup plus brut des formes que l'on retrouve chez Alexander Wang ou DKNY. Plus en vogue pour la couleur, Tommy Hifliger opte plutôt dans des versions colorées pour s'assurer d'un esprit plus vintage.
Images Gauche et Droite Tommy Hifliger /Centre Ygal Azrouel
Proenza Schouler
Alexander Wang
De ces couleurs et de ces matières, les créateurs allient dans de nombreux cas des coupes très strictes qui associent fermeté et féminité pour un esprit très militaire. Victoria Beckham en fait son support et l'exporte ainsi dans une collection mixant chemises et vestes à galons dorés dans un jeu de détail qui marquerait le début d'un renouveau. Cet attrait militariste est également présent chez Tommy Hifliger homme qui propose une collection directement inspirée des jeunes cadets des différentes académies militaires existantes. Toujours dans cette vision de réinterprétation, Jason Wu travaille sur ses origines et préfère revisiter les uniformes militaires de l'époque Mao. Alexander Wang, RAD By Rad Hourani ou Prabal Gurung témoignent eux aussi de cet esprit "femme de puissance post moderne". 
Victoria Beckham
Jason Wu
RAD by Rad Hourani
Sur ton de romance (et de polémique) Marc Jacobs opte pour une collection digne des films de Tim Burton. Collection improbable, elle dégage une grande vague d'inspiration et un gout du style plutôt osé n'hésitant absolument pas sur la surenchère de matières, couleurs et formes. Bref tout le génie de Marc Jacobs était bien là pour nous montrer une fois de plus que la mode est bien un moyen d'expression très efficace.
Marc Jacobs
Ovnis des podiums, l’extravagance de Jeremy Scoot reste égal à lui-même et s'exerce dans une collection offrant une vision d'une certaine forme de n'importe quoi.
Jeremy Scoot
Jeremy Scoot

Faisant preuve de frivolité et d'élégance, la Fashion Week de New-York oublie l'extravagance et se parfait dans un dressing où la sobriété est au service de la féminité pour la renforcer ou plus simplement la sublimer. Aux mêmes grands principes que les tendances masculines de l'hiver prochain, New-York laisse ainsi imager une saison de simplicité et de confiance dans un climat qui reste toujours très tendu et délicat pour les maisons de couture. En témoigne le récent dépôt de bilan du très créatif Walter Van Bereidonck... De réputation plus excentrique la Fashion Week de Londres se poursuit actuellement avant de laisser place à Paris, histoire de voir au final ce que sera définitivement le dressing féminin pour la saison automne/Hiver 2012. Affaire à suivre donc...