Évènement incontournable outre atlantique, la Fashion Week de New York ouvre le bal des défilés pour la saison automne hiver 2012. Au doux son des successions, cette Fashion Week apparait comme un véritable contraste générationnel. Là où apparait le premier défilé numérique, disparait une icône de la mode avec la mort de Zelda Kaplan qui à 95 ans nous a quitté en plein défilé de manière très théâtrale. Icône de la mode sénior qui disparait et innovation en contre partie: c'est tout le symbole d'une histoire qui se poursuit au travers les Hommes. Semaine remplie d'actualités et de scandales, c'est tout de même la mode et le travail que nous proposent les 300 créateurs qui défilent qui retiendra au final toute notre attention.
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| Vera Wang |
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| Images Gauche et Centre Dennis Bossa / Droite BCBG |
Plus soft, on retrouve aussi d'autres gammes de couleurs évoluant de rouges vifs à des rouges ocres et briques. On note cette caractéristique chez Tribune Standart, Tommy Hilfiger, Y-3 ou encore Jason Wu et Helmut Lang qui les déclinent sur des robes, vestes et pantalons aux multiples références.
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| Images Gauche et Droite Helmut Lang/ Centre Jason Wu |
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| Image Gauche Y-3 /Centre Tribune Standart /Droite Tommy Hifliger |
Autre envie autre couleur, on retrouve aussi un certain enthousiasme vers les couleurs bleutées. Ohne Titel, ou encore Bill Blass en sont de simples exemples.  |
| Bill Blass |
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| Ohne Titel |
Proche des couleurs, les imprimés ont tendances à s'effacer. On en retrouve quelques-uns chez Band of Outsiders ou Oscar de la Renta qui abordent exclusivement des thèmes floraux. Petite exception chez Brood dont on soulignera le travail.
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| Image Gauche Oscar de la Renta / Centre et Droite Band of Outsiders |
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| Brood |
Élément inévitable des podiums : le cuir apparait comme la matière star des défilés. Proéminent, on le retrouve, comme pour l'homme, aussi bien en total look comme chez Ygal Azrouel que par petites touches plus discrètes. Les créateurs en sont carrément adeptes et le déclinent sous des formes aussi nombreuses que diverses pour témoigner d’une technicité beaucoup plus subtile. On appréciera ainsi le rendu tissé de chez Proenze Shouler et le coté beaucoup plus brut des formes que l'on retrouve chez Alexander Wang ou DKNY. Plus en vogue pour la couleur, Tommy Hifliger opte plutôt dans des versions colorées pour s'assurer d'un esprit plus vintage.
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| Images Gauche et Droite Tommy Hifliger /Centre Ygal Azrouel |
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| Proenza Schouler |
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| Alexander Wang |
De ces couleurs et de ces matières, les créateurs allient dans de nombreux cas des coupes très strictes qui associent fermeté et féminité pour un esprit très militaire. Victoria Beckham en fait son support et l'exporte ainsi dans une collection mixant chemises et vestes à galons dorés dans un jeu de détail qui marquerait le début d'un renouveau. Cet attrait militariste est également présent chez Tommy Hifliger homme qui propose une collection directement inspirée des jeunes cadets des différentes académies militaires existantes. Toujours dans cette vision de réinterprétation, Jason Wu travaille sur ses origines et préfère revisiter les uniformes militaires de l'époque Mao. Alexander Wang, RAD By Rad Hourani ou Prabal Gurung témoignent eux aussi de cet esprit "femme de puissance post moderne".
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| Victoria Beckham |
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| Jason Wu |
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| RAD by Rad Hourani |
Sur ton de romance (et de polémique) Marc Jacobs opte pour une collection digne des films de Tim Burton. Collection improbable, elle dégage une grande vague d'inspiration et un gout du style plutôt osé n'hésitant absolument pas sur la surenchère de matières, couleurs et formes. Bref tout le génie de Marc Jacobs était bien là pour nous montrer une fois de plus que la mode est bien un moyen d'expression très efficace.
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| Marc Jacobs |
Ovnis des podiums, l’extravagance de Jeremy Scoot reste égal à lui-même et s'exerce dans une collection offrant une vision d'une certaine forme de n'importe quoi.
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| Jeremy Scoot |
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| Jeremy Scoot |
Faisant preuve de frivolité et d'élégance, la Fashion Week de New-York oublie l'extravagance et se parfait dans un dressing où la sobriété est au service de la féminité pour la renforcer ou plus simplement la sublimer. Aux mêmes grands principes que les tendances masculines de l'hiver prochain, New-York laisse ainsi imager une saison de simplicité et de confiance dans un climat qui reste toujours très tendu et délicat pour les maisons de couture. En témoigne le récent dépôt de bilan du très créatif Walter Van Bereidonck... De réputation plus excentrique la Fashion Week de Londres se poursuit actuellement avant de laisser place à Paris, histoire de voir au final ce que sera définitivement le dressing féminin pour la saison automne/Hiver 2012. Affaire à suivre donc...