Navigation Menu

Affichage des articles dont le libellé est BOBBY ABLEY. Afficher tous les articles

Les 10 histoires à retenir de la London Fashion Week (LCM)


Chez J.W. Anderson le roi Dagobert n'a pas mis sa culotte à l'envers.
J.W. Anderson SS17
Avec Agi&Sam les têtes de mouche se tiennent à carreaux car sinon attention aux tapettes. 
Agi&Sam SS17
Fort d'ironie, Craig Green rivalise d'imagination. Après le coup de la chemise arrachée chez AirFrance, le créateur met à l'honneur le tailoring chahuté. On n'en a pas fini avec les cours de recrée.
Craig Green SS17
Triple jeans, double mojito : lovers direct. 
Christopher Shannon SS17
 Chaud et humide : la pool-party de Miami (bitch)
Sibling SS17
C'est un thon? Mais non je te dis : c'est un barracuda...
Katie Eary SS17
La Strip Pyjama Party (SPP pour les intimes) the new concept for 2017. Thanks Xander Zhou <3 p="">
Xander Zhou SS17
Et merde, c'est maman qui va être contente : Jeremy Scott est aller faire les soldes chez Desigual. #angoisse.
Moschino SS17

"Le mec trop cramé qu'il est bourré"
Topman SS17
A Aladin il faut bien lui astiquer la lampe pour voir le génie sortir. Bobby qui le dit !
Bobby Abley SS17

Star Wars : le vêtement est une force

De tie-ins en tie-ins, le prochain opus de la série Star Wars ne cesse de faire monter la pression et clone chacun d’entre nous comme de véritables fans invétérés. Si la licence de nos héros préférés se retrouve convoitée par un grand nombre de marques, le luxe préfère jouer la carte de l’oeuvre de charité. 

Ainsi, dix créateurs basés à Londres, connus et/ou en devenir, se sont réunis autour d’un même objectif : que la force de la mode serve le changement. S’attelant à faire ce qu’ils savent faire le mieux, chacun d’entre eux revisite cet univers créé, à l'origine, par George Lucas à travers des références uniques à l’épisode VII sur des sweat-shirts et des T-shirts unisexes en édition limitée. Tous les profits iront ensuite au Great Ormond Street Hospital for Children. 

Disponible à partir du 26 novembre prochain, il est clair que les hostilités feront bon train bien avant le chauffage de queue de cinéma…
Bobby Abley
Christopher Raeburn
Claire Barrow
J.W. Anderson
Nasir Mazhar
Preen

C'est comme si on y était tome II : Londres LCM SS16

Il fut un temps que même les moins de vingt ans ont connu où la semaine londonienne de la mode masculine n’était que le petit frère boutonneux que devait se trainer inlassablement la Fashion Week destinée aux femmes. Mais la maturité fait acte de bienfaisance et voit depuis 2012 l’événement voler de ses propres ailes transformant par la même occasion le vilain crapaud en véritable prince charmant.

Ni homme, ni femme : la mode
Cet enthousiasme quelque peu féérique se retrouve dans la magie créative du trio Cozette McCeercy, Joe Bates et Sid Bryan à la tête de Sibling. Dépassant habituellement les frontières du vêtement, les trois designer combinent la force d’un quarterback à la frivolité d’une cheerleader. Si la saison s’ouvre sur des silhouettes bien trompeuses où l’homme se cache derrière des costumes, il repasse vite aux vestiaires pour enfiler jockstrap et exhiber ses pompons. Fidèle à son univers, la maison fait acte d’ingéniosité, détournant les lacets pour resserrer un pantalon ou former un semblant de cravate. Outrancière mais divertissante, la silhouette fait revivre une nouvelle culture identitaire du sexe masculin entre comédie et jeux hyperboliques. Preuve en est que la mouvance métrosexuel est en phase de devenir une valeur sûre. Si Burberry aime ainsi expérimenter les broderies et les effets de dentelles dans son vestiaire, J.W. Anderson est sûrement LE créateur permettant de sortir du placard. Son ambivalence est le fruit de son succès et son mutisme « rétro-moderniste » l’outil de nos envies. Eprise d’un certain futurisme, la collection exprime quelque chose de profondément personnel où l’artisanat se fait un bien précieux à protéger dans une contrée stellaire. En apesanteur l’homme éblouit de sérénité.
Sibling SS16

Burberry SS16
J.W. Anderson SS16
La parenthèse asiatique
Si la Fashion Week masculine londonienne cherche à orienter sa marche vers la Chine, elle n’a pas attendu pour présenter le travail de créateurs originaires d’Asie. Xander Zhou officie ainsi à la LCM depuis ses débuts et lie avec parcimonie le costume occidental aux détails plus traditionnels de son pays natal. Le printemps 2016 marque cependant un certain tournant dans son approche. Le recourt à des motifs orientaux est désormais pleinement assumé et accentue cette volonté de lier les deux continents vers une mode unifiée. De son coté, Zhe Shangguan, demi finaliste du LVMH Prize 2015, et créateur du label Sankuanz fondé en 2008, applique la recette inverse. Il utilise des costumes ethniques traditionnels chinois sur lesquels il applique des graphismes métaphoriques en référence aux graffitis. Quelqu’en soit la recette, le menu fait acte de cette mondialisation.
Xander Zhou SS16
Sankuanz SS16
Un homme sans limite
Bien perché également, KTZ se la joue mécano barjot avec plastique à gogo. Sous forme de Mario Bros du futur, l’homme Kokon To Zai rivalise de matières techniques pour se défaire de sa salopette. L’énergie sexuelle qui en ressort est palpable, on a presque l’impression d’entrer dans une forme de fétichisme éprit d’hyper futurisme. Une mode de rue au style comme étendard. Plus fleur bleue, Katie Eary immisce l’homme dans un pays merveilleux fait de couleurs pastel et de petites mèches rebelles. Les années 70 façon Petit Poney, attention toutefois aux dégradés.
Si le contact avec le robot spatial Philae a dernièrement été rétabli, il en est de même avec l’univers de Bobby Abley qui quitte le monde des Disney pour rester dans la lune. Allures de Jedis et références à Star Wars en force, il ne manquerait plus qu’il nous annonce qu’il est notre père...
KTZ SS16
Katie Eary SS16
Bobby Abley SS16

Mode et Pop Culture : le top 3

Entre rire et nostalgie, la silhouette n’est que le totem d’une insouciance passée. De cette fragilité enfantine naît une véritable volonté de transgression, de retour aux sources et de sourires. Loin d’une grisaille voulue constitutionnelle, la mode est un facteur de transhumance mentale. A contre-pied de toutes les idées reçues de la maturité, certains créateurs exercent leurs univers respectifs entre ironie, humour et réconfort.
Qui ne peut trouver dans au moins un Disney l’ami perdu d’un samedi soir ? Qui ne peut retrouver dans les jouets « superstar » de notre enfance le compagnon de vie de scénarios improbables ? Qui peut prétendre avoir renoncé aux bienfaits (pourtant très stéréotypés) de ces jeux qui ont construit nos premières années ? Personne, et c’est bien peut-être en cela que réside toute la force de communication de ces créateurs à la fibre bien enfantine.

Bobby Abley est sûrement l’une des dernières trouvailles de ce phénomène particulièrement aimant de nos ami(e)s d’antan. L’univers Disney est inscrit directement dans son travail et retrace non sans une vision street la magie des chefs-d’oeuvre de la firme américaine. Connu grâce au projet MAN à Londres, le jeune créateur a pris la poudre d’escampette pour faire traverser la manche à Ariel la petite sirène, qui pour l’hiver, reste bien discrète. S^rement en lune de miel avec son cher et tendre prince charmant. Ce n'est pas grave, la saison est d’avantage à la jungle avec le python des rochers Kaa en VIP et Baloo et Baguera en guise de réconfort…

Plus féminine, Fyodor Golan plonge quant à elle la femme qu’elle habille dans une mouvance bien arc-en-ciel et second degré. Entre les tailleurs jupes verts fluo et les petites robes à poches, la créatrice cache un amour inconditionnel aux petits poneys de son enfance. Objets de désirs, leurs crinières fluo et leur amour des couleurs ne sont sans doutes pas les seuls facteurs de leur succès. Aussi dociles que mignons, ces jouets, stars pour les moins de 10 ans, viennent ainsi s’affiner fièrement, toutes croupes en avant, sur le buste d’une robe. Apportant une liberté certaine à la silhouette, leur présence offre également une paire d’ailes aux créations pour mieux faire planer la femme qui les porte dans un insouciant réconfort.

Vieux de la vieille, Jeremy Scott est lui même un père fondateur dans ce qui est de l’utilisation de culture populaire de masse. Après Bob l’éponge, Coca-Cola ou plus récemment Barbie chez Moschino, l’enfant introverti de New-York aime désespérément cet univers enfantin. L’hiver 2015 s’inscrit ainsi dans cette mouvance de légèreté, de couleurs et d’amusement en empruntant à sa jeunesse les références d’un séjour à l’hôpital. Rien de bien miroitant sauf qu’il s’agit ici d’un hôpital d’enfant... Finis les murs blancs, place aux tapisseries ambiancées de petits dessins et aux clowns, présents pour venir divertir les petits patients...