Entre rire et nostalgie, la silhouette n’est que le totem d’une insouciance passée. De cette fragilité enfantine naît une véritable volonté de transgression, de retour aux sources et de sourires. Loin d’une grisaille voulue constitutionnelle, la mode est un facteur de transhumance mentale. A contre-pied de toutes les idées reçues de la maturité, certains créateurs exercent leurs univers respectifs entre ironie, humour et réconfort.
Qui ne peut trouver dans au moins un Disney l’ami perdu d’un samedi soir ? Qui ne peut retrouver dans les jouets « superstar » de notre enfance le compagnon de vie de scénarios improbables ? Qui peut prétendre avoir renoncé aux bienfaits (pourtant très stéréotypés) de ces jeux qui ont construit nos premières années ? Personne, et c’est bien peut-être en cela que réside toute la force de communication de ces créateurs à la fibre bien enfantine.
Bobby Abley est sûrement l’une des dernières trouvailles de ce phénomène particulièrement aimant de nos ami(e)s d’antan. L’univers Disney est inscrit directement dans son travail et retrace non sans une vision street la magie des chefs-d’oeuvre de la firme américaine. Connu grâce au projet MAN à Londres, le jeune créateur a pris la poudre d’escampette pour faire traverser la manche à Ariel la petite sirène, qui pour l’hiver, reste bien discrète. S^rement en lune de miel avec son cher et tendre prince charmant. Ce n'est pas grave, la saison est d’avantage à la jungle avec le python des rochers Kaa en VIP et Baloo et Baguera en guise de réconfort…
Plus féminine, Fyodor Golan plonge quant à elle la femme qu’elle habille dans une mouvance bien arc-en-ciel et second degré. Entre les tailleurs jupes verts fluo et les petites robes à poches, la créatrice cache un amour inconditionnel aux petits poneys de son enfance. Objets de désirs, leurs crinières fluo et leur amour des couleurs ne sont sans doutes pas les seuls facteurs de leur succès. Aussi dociles que mignons, ces jouets, stars pour les moins de 10 ans, viennent ainsi s’affiner fièrement, toutes croupes en avant, sur le buste d’une robe. Apportant une liberté certaine à la silhouette, leur présence offre également une paire d’ailes aux créations pour mieux faire planer la femme qui les porte dans un insouciant réconfort.
Vieux de la vieille, Jeremy Scott est lui même un père fondateur dans ce qui est de l’utilisation de culture populaire de masse. Après Bob l’éponge, Coca-Cola ou plus récemment Barbie chez Moschino, l’enfant introverti de New-York aime désespérément cet univers enfantin. L’hiver 2015 s’inscrit ainsi dans cette mouvance de légèreté, de couleurs et d’amusement en empruntant à sa jeunesse les références d’un séjour à l’hôpital. Rien de bien miroitant sauf qu’il s’agit ici d’un hôpital d’enfant... Finis les murs blancs, place aux tapisseries ambiancées de petits dessins et aux clowns, présents pour venir divertir les petits patients...
Mode et Pop Culture : le top 3
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Cress arugula peanut tigernut wattle seed kombu parsnip. Lotus root mung bean arugula tigernut horseradish endive yarrow gourd. Radicchio cress avocado garlic quandong collard greens.
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