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Dries Van Noten Spring Summer 2016

L’été venant, Dries Van Noten se replonge dans le faste des années 60 pour en faire ressortir tout le glamour de la Pop Icône Monroe et remettre Hollywood sur les planches.

Telle une toile nouvellement dessinée, la collection de l’été 2016 fait mouche. Marilyn Monroe s’y expose dans des tirages photo en noir et blanc où l’éclat de son sourire et la sensualité de ses courbes donnent un tournant plus que provocateur à la collection. Le visage de l’actrice hollywoodienne éclabousse à répétition la collection sur des chemises en soie imprimée, un pull sans manches où effleure délicatement la silhouette d’un simple baiser façon rouge à lèvre carmin.

Cette once d’arrogance est également perceptible dans l’hommage soigneusement rendu aux travaux de Salvador Dali et d’Elsa Schiaparelli dont sa collaboration a vue naître son célèbre homard, que l’on retrouve réinventé autour de broderies et d’imprimés tout au long de la collection. Et si la mouvance surréaliste n’est pas assez forte, Dries Van Noten intensifie la manoeuvre en accentuant son vestiaire d’imprimés léopard, en ajoutant des broderies ou en répétant l’effet scintillant des paillettes. Un homme brillant au rendez-vous.

Vaguement fifties, la collection mélange les éléments pour conduire à des propositions dont seul Dries Van Noten a l’excellence. Mais quand bien même Marilyn soit omniprésente, l’élément d’importance n’est pas uniquement son visage mais aussi la capacité du créateur belge à utiliser son potentiel de séduction et la force de son personnage au delà de son image ; à travers les matières. De là naît une alchimie nouvelle, pleine de provocation où le dressing de l’homme l’habille d’une élégance ultime dans des silhouettes souples, associant aussi bien une veste à double boutonnage avec un bermuda, qu’une chemise carrée en soie avec un pantalon taille haute ceinturée. La magie du maitre est là, en hommage à ses icônes d’un temps jamais vraiment révolu.
On retiendra : la pop culture qui se dégage des inspirations et la force des imprimés.
La pièce sublimatrice : bien que fan des impressions Monroe, on rêve encore de se voir dans l’un des pantalons...


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