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Katie Eary Fall Winter 2015

Fidèle à son esprit pop et déluré, Katie Eary propose une fois de plus une collection pleine de couleurs pour l’hiver 2015. Le streetwear qu’elle affectionne tant  rend hommage à l’art contemporain dont elle s’inspire largement pour la saison. Les travaux de Jeff Koon ou encore de Kaws deviennent ainsi l’inspiration majeure de la collection et marque l’homme Eary d’une emprise abstraite et graphique.

Le célèbre chien en ballon de Koon, qui est actuellement exposé au Centre Pompidou à Paris, se réinvente chez Eary pour donner naissance à des gravures texturées et colorées. Intitulée « Areas of Flesh » , la collection rend hommage aux curiosité anatomiques de Kaws tout en s’appuyant sur la richesse visuelle des sculptures de koons. Véritable vivier de mélanges, la collection utilise ainsi le lurex comme élément de brillance et détourne les codes. Tout est second degré. Rien n’est vraiment rationnel. Seuls les vêtements rendent quelque chose de concret.

Garnies de coiffes détonantes, les silhouettes font allégeance à de longues parkas à capuche de fourrure. Version bleu, rouge ou orange ; peu importe du moment qu’elles positionnent la silhouette vers une carrure plus forte. Plus graphique les t-shirts et sweats en néoprène font œuvre d’un véritable dédale de folie. L’art contemporain à son paroxysme se dévoile ainsi dans des impressions et des torsades 3D. Seuls les pantalons restent constants en ne s’éloignant guère du modèle crayon. Une valeur sûre qui permet, qui plus est, de mieux faire ressortir le dynamisme et le volume des chaussures, qui ne sont pas sans nous rappeler les baskets des skateurs...

Sans grande surprise, Katie Eary réussit le pari d’une mode contemporaine où l’abstrait se lie à la couleur. L’homme de l’hiver 2015 est survolté dans une course aux références artistiques. Attention néanmoins de ne pas tomber parfois dans le clownesque en développant une palette de formes et couleurs trop vives...
On retiendra : la vivacité de la collection et son entrain à l’art contemporain.
La pièce sublimatrice : les grosses parkas.


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