Seul, perdu au beau milieu de la mer, l’homme Ræburn se réinvente. Il puise dans ses ressources et lutte chaque minute, seconde après seconde contre les éléments pour essayer de survivre. L’espoir est en lui, il rassemble tout son savoir et commence à se battre. La bataille sera rude, mais il en sortira gagnant.
De ces instants de survie, il en retiendra, outre le dépassement de soi, de nombreuses images fortes en guise de symbole qu’il retranscrit désormais dans son vestiaire. Les couleurs criardes de son radeau de sauvetage se retrouvent désormais affichées sur une parka. Les requins qui tournaient inlassablement sous lui, lui laissant envisager le pire, se retrouvent en véritable mascotte de la saison sur des pulls, écharpes et même des sacs. Cet imaginaire marin prend également tout son sens dans les textiles que l’on retrouve. Le latex et le caoutchouc sont ainsi utilisés pour créer des doudounes gonflables en guise de clin d’oeil à un gilet de sauvetage. L'aspect plus moderne de ces matières contraste avec le caractère bien traditionnel des cotons cirés, lainages et autres nylon italiens. De quoi surmonter les éléments avec confort.
Aussi technique qu’esthétique, la collection prouve à nouveau l’importance de la performance aux yeux du créateur et lie le vestiaire de l’homme dans une véritable mouvance fonctionnelle. Avec son approche quelque peu survivaliste, Christopher Ræburn n’aurait pas pu faire meilleure métaphore en faisant allusion à sa propre capacité d’adaptation, lui permettant de survivre sur ce marché ultra concurrentiel qu’est le milieu de la mode.
On retiendra : les notions de performance, d’endurance et de survie perpétuellement mises en avant.
La pièce sublimatrice : les pulls requin.