La silhouette s’affirme ainsi dans un cortège de matières techniques ou les matériaux synthétiques se partagent les créations. Vestes, pantalons ou chemises ; aucune pièce n’est mise de coté. De première apparence bien sombre, la collection rompt petit à petit la monochromie des noirs et blancs que l’on retrouve en abondance pour se tourner vers des touches plus punchy en utilisant des variantes colorées et des tissus plus féminins. Les survêtements revisités et les longues parkas militaires du début laissent place à des sweats en dentelle fleurie rouge plus fins et délicats afin d’associer une fragilité masculine pleinement revendiquée. C’est d’ailleurs par cette présence féminine que le caractère masculin de la ligne et la force qui s’en dégage ressortent.
Tel un chasseur alpin, l’homme Andersen revendique son appartenance urbaine dans des vêtements surdimensionnés qui ne laissent aucun doute quant à la poussée street du vestiaire. Baskets aux pieds et béret visés sur la tête il affirme ainsi son identité dans des sweat et des parkas over-larges. La présence toujours bien lourde du logo de la maison ici et là sur des sweats, continue quant à elle d’égayer l’esthétique de la collection.
On retiendra : l’esprit sportswear du vestiaire mixé à des codes plus militaires.
La pièce sublimatrice : les sweat avec application de dentelle.