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La bohème rebelle de Véronique Leroy Fall Winter 2016


Après les influences très eighties de sa collection pré-fall 2016, Véronique Leroy revient, le temps d’une collection hivernale, avec ses silhouettes bourgeoises-bohèmes influencées par un revival 70’s un chouïa rebelle.

C’est chez Maxim’s, adresse mythique de la nuit parisienne, que la créatrice belge décide de présenter sa nouvelle collection dévolue aux superpositions. Dans des silhouettes singulières, la femme Leroy fait le choix de la cohérence avec comme ligne conductrice l’or. Et c’est bien au volant de sa voiture, que l’on retrouve en guise d’imprimé, qu’elle avance, toutes vitres ouvertes, dans une certaine légèreté et insouciance sur le rythme enjoué de la musique. Vagabondant entre les rangs, sa silhouette longiligne trouble les esprits. Son tempérament bourgeois se veut plus bohème et sa sagesse plus rebelle.

Perchée sur ses boots en cuir blanc, accessoirisée de boucles d’oreilles XXL, de ceintures corsetées et de portefeuilles enchainés aux pantalons, elle se joue des références et compose sa palette sans complexe. D’un pantalon rouge porté sous une robe et un trench, ou d’une petite robe en maille associée à une veste en shearling, la créatrice équilibre les pièces voyantes avec la discipline des matières, attribuant un aspect plus rustique au vestiaire. L’interprétation de la résille couronne le tout d’une indéniable féminité que l’on aime aussi retrouver dans la finesse des détails ; à l’image de ce pull aux épaules découpées et froufroutées. Micro short doré, pantalon en cuir camel, robes perforées de triangles et motif tartan finalisent le tout dans une ambiance texane bien au delà du temps.
On retiendra : la sophistication sans égale du vestiaire et son ultra féminité.
La pièce sublimatrice : les créations en résille.

Les femmes et Loups-garous Neith Nyer Fall Winter 2016


Nouveau talent à suivre sur la scène parisienne, Neith Nyer profite de la Fashion Week hivernale pour présenter la deuxième collection lors de l'événement et prête à son vestiaire un mélange entre arrogance du streetwear et le savoir faire plus traditionnel du monde de la couture. 

Sous la houlette d'un hangar d’apparence désaffecté, le designer brésilien Francisco Terra fait appel à l’imaginaire d’un jeu de carte populaire : Le loup-garou de Thiercelieux, pour habiller ses silhouettes tels les personnages de ce village à l’apparence si tranquille. Entre les villageois, la sorcière, la petite fille ou encore la voyante, c’est bien à la tombée de la nuit et aux hurlements de la bande sonore que les loups-garous sortent. Chaque personnage se voit ainsi réinterprété, d’autres ajoutés afin de construire ensemble une communauté aux regards suspects. 

A la recherche d’une vérité cachée, la collection de l’hiver 2016 prône l’élégance d’une fille intrépide et sensible où le nombre de victimes et de loups-garous rôdeurs ne peut la faire basculer dans l’horreur. C’est d’ailleurs dans cette dimension mystique que le créateur aime puiser l’énergie de son vestiaire qui d’apparence décontractée, voir même quelque fois guindée, opte aussi bien pour des pièces en jeans que des looks en tweed ou en fourrure. Et pour éviter tout « danger de mort » comme indiqué en fond de podium, le créateur trouve comme réconfort les superpositions, qu’il multiplie aux vues des créations. 

Cosmopolite, à l’image de son créateur qui a vécu à New York, en Suisse ou encore en Asie avant de s’installer à Paris pour travailler chez Givenchy et Carven et finalement lancer son propre label, la collection prend le quotidien comme base et lui assujettit un éclectisme ultra street où se juxtaposent les époques et les histoires. 
On retiendra : l’insistante nonchalance et l’attrait moderne du vestiaire. 
La pièce sublimatrice : les pulls et pièces en jean ainsi que le long manteau masculin camel.