Le printemps, c’est maintenant. A l’aube de nos vacances, plus le temps à la déprime. Finie la morosité place désormais aux sourires, aux plaisirs et au soleil… Bien que notre gros manteau d’hiver nous cajole encore bien, il est temps de penser à le laisser prochainement au placard. Après tout âge d’or, la décadence ; pour une meilleure renaissance.
Alors l’été 2015 c’est quoi ? Une simple saison de plus que l’on résume en un short aux Baléares, une robe cocktail aux Philippines, un kimono à Hawaï ou en string à Mykonos ? Pour être dans le vrai : rien de tout ça.
Petit retour sur les cinq grands préceptes, aussi bien masculin que féminin, qui feront de cette saison une discipline de bien être et de séduction :
70’s for everLa mode est un éternel recommencement et l’été 2015 se vit tel le revival des années 70’s. Pour le plus grand bonheur des fans d’ABBA et de la Fièvre du samedi soir, les années 70 renouent avec le présent pour délivrer une déferlante d’imprimés psychédéliques, de pantalons pattes d’éléphant, de vestes en suède et de maxi robes bohèmes. D’Emilio Pucci à Louis Vuitton en passant par Valentino pour la femme, aux créations de Tom Ford, Paul Smith ou encore Topman pour l’homme, c’est avant tout l’image d’un couple follement déjanté que l’on s’amusera à retrouver et incarner tout au long de l’été.
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| Gauche Emilio Pucci / Centre Valentino / Droite Louis Vuitton |
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| Gauche Paul Smith / Centre Topman / Droite Tom Ford |
Oui au denimDe ce même délire très 70’s, le denim opère une véritable percée dans nos vestiaires. Sans aucun complexe on peut désormais s’habiller casual, même au bureau du moment que la coupe et l’allure sont irréprochables. Burberry Prorsum, Miharayasuhiro ou encore Dior Homme le véhiculent parfaitement. Chez la femme on adore le retrouver en version XXL chez Kenzo, en total look chez Fendi ou en version plus courte chez Chloé.
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| Gauche Chloé / Centre Kenzo / Droite Fendi |
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| Gauche Burberry Prorsum / Centre Dior Homme / Droite Miharayasuhiro |
Drôle de rayures En version colorée, extra-larges ou ultra-fines, les rayures s’autorisent diverses déclinaisons en guise de réinterprétation d’une marinière. Les résultats sont assez surprenants. Du look nomade de Paul Smith au classicisme bien twisté de Cédric Charlier il y en aura pour tous les goûts. Et même pour les hommes en version verticale chez Gucci, faussement dandy chez Julien David, ou plus introvertie chez Juun.J.
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| Droite et Gauche Cédric Charlier / Centre Paul Smith |
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| Gauche Gucci / Centre Juun.J /Droite Julien David |
La combinaison du bonheur Du petit garçon rêvant d’être astronaute, pompier ou pilote de chasse (ou pas) reste aujourd’hui un homme en phase avec une virilité clairsemée. La combinaison devient ainsi la tendance, certe la plus difficile à adopter, mais la plus plaisante à porter. En version mécano chez Kenzo, ultra colorée chez Louis Vuitton ou plus décontractée chez 3.1 Phillip Lim on ne pourra s’en passer. Pour les versions féminines, il faudra se pencher sur Léonard, Stella McCartney ou encore Céline ou Versace pour retrouver les plus probantes.
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| Gauche Léonard / Centre Stella McCartney / Droite Céline |
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| Gauche Kenzo / Centre Louis Vuitton / Droite 3.1 Philipp Lim |
Patchwork en co. Plus anonymes, les effets patchwork se veulent une référence discrète aux podiums. On mixe ainsi les matières, les couleurs, les motifs : tout donc pour faire de la silhouette un lieu d’expérimentation. Ces silhouettes conceptuelles se retrouvent inlassablement chez Martin Margiela, Marni ou Marc by Marc Jacobs qui réalise les plus belles propositions. Coïncidence, ce jeu se prête parfaitement au denim ; il n’y a qu'à regarder le travail de Junya Wantanabe ou encore Tommy Hinfliger pour le comprendre. Plus d’excuse possible désormais.
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| Gauche Martin Margiela / Centre Marc by Marc Jacobs / Droite Marni |
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| Junya Wantanabe |
Et le petit plus de saison me diriez-vous?
L’ambivalence des sexes marquée par le travail de J.W. Anderson sans aucune hésitation !! Que ce soit dans sa maison éponyme ou chez Loewe, le créateur a le sens de la créativité lui permettant d’interpeller, comme pour nous dire que le sexy n’est pas forcément ce que l’on pense. Il est ainsi possible de s’amouracher pour une petite pointe d’ambiguïté. L’homme assume un côté féminin sans pour autant paraître efféminé et la femme revendique sa force de caractère dans des silhouettes signées Vaccarello ou Rykiel elles aussi bien androgynes. En clair on ne se soucie guère des questions de genres, on s’en contre fiche ; elles sont à la limite d’un autre temps.
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| Gauche Anthony Vaccarello / Centre Sonia Rykiel / Droite Kenzo |
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| Loewe |