Au-delà des effets 3D version trompe l’oeil d’un Christopher Kane clairement dévolu aux fantasmes informatiques, le mélange du virtuel à une mode plus concrète s’affirme dans la dernière collection de la créatrice israélienne Noa Raviv.
S’intéressant de plus près à la technologie des imprimantes 3D, Noa Raviv déforme les motifs « grillage » à travers le tissu. L’illusion visuelle qui en ressort habille la silhouette d’une modernité abstraite où les courbes nouvellement dessinées se dévouent à l’élégance féminine. Expérimentale mais sublime, la silhouette vit de formes audacieuses et complexes afin de mieux assurer la vision neuve et porteuse qu’elle applique sur la mode.
La collection est, de prime abord, issue d’une recherche entre les représentations anciennes et futures afin de mieux mettre en exergue une image nouvelle de la femme. Influencée par des sculptures grecques classiques, la collection lie ainsi les époques entre elles pour mieux faire figurer le passé, le présent et le futur en une unité de séduction. Contractées sur elles même, les pièces donnent du volume et de la circonférence aux corps. Devenant sujet de poésie les créations s’apparentent à des fleurs et s’épanouissent aussi bien sur une robe qu'un top. Formes et courbes s'assemblent ainsi et constituent inexorablement une alliance des plus fatales dans un mélange de masculin-féminin flirtant entre les limites pour mieux étirer l’influence des genres.
On retiendra : la puissance des combinaisons et l’élégante modernité des créations.
La pièce sublimatrice : la première silhouette.














