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Franck Sorbier Fall Winter 2014

A la lueur de centaines de bougies, Franck Sorbier installe sa collection couture en plein milieu d’un salon de curiosités où se rassemblent, et non sans dramaturgie, les poètes d’hier et d’aujourd’hui. Bien qu’influencé par une atmosphère qui respire le 18 ème, on se plonge à écouter les vers de Verlaine, et la prose de Rimbaud assis là, sur ce divan. Puis apparait la chanteuse française Emilie Simon qui ouvre le show sous les paroles d’un « Paris j’ai pris perpètre » non sans ironie. 

Une fois l’introduction terminée, Franck Sorbier laisse déambuler ses créations dans une certaine longueur et une mélancolie palpable. L’esprit bohème de son travail se fait ressentir dans une redingote de soie noire alternant volants et plis piqués ou dans une robe en organza de soie teint à la main. Chaque silhouette s’adonnent ainsi dans une mouvance très victorienne, à raviver une flamme de romance où la femme se veut objet de désirs. Convoitée et courtisée, elle est la source de multiples poèmes contant sa beauté, ses charmes et son indéniable nécessité dans la vie d’un homme. Présente au centre du coeur des ces derniers, la femme devient la muse de ses pairs. 

Clamant une véritable ode à la vie parisienne lors de son chant d’ouverture, la collection continue de souligner l’influence de la capitale Française dans le développement des arts, et plus particulièrement de la littérature. De ces références apparait une silhouette vagabonde où l’esprit frivole de la femme Sorbier se lie d’un amour divin pour les corsets en dentelles et les patchworks qu’elle revendique haut et fort dans des violets et rouges de nuit. Telle une véritable liturgie, le goût de l’artisanat cher à Sorbier s’y retrouve parfaitement. 

Au musée des antiques, Franck Sorbier n’en dément pas et fait allégeance de son amour à la poésie. Ancré dans le souvenir, on en oublie un peu trop la prose contemporaine au détriment d’une certaine modernité. Au lieu de cela, Franck Sorbier préfére retravailler sur le patrimoine commun, quitte à rester dans une véritable obscurité. 
On retiendra : l’approche lyrique et mélancolique des silhouettes qui se façonnent de multiples volants et plis piqués. 
La pièce sublimatrice : la robe proche du corps aux effets de dentelle. 

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