C’est dans une atmosphère ultra sombre, éclairée à la lueur d’un projecteur que les silhouettes du premier défilé couture de Dice Kayek apparaissent à la vue de tous. Le choix du Yoyo, boite de nuit parisienne à l’allure grunge, contraste ainsi fortement avec l’univers ultra féminin des créations.
Ece Ege et Ayse Ege, les deux soeurs à la tête de la maison, contrôlent la silhouette féminine dans une jeu de structures emblématiques du tempérament avant-gardiste de la maison. Véritablement affranchie des tendances, la collection se consacre corps et âme à la mise en beauté des femmes. Avec ces coupes irréprochables, impeccablement maîtrisées dans des matériaux nobles, les multiples robes et jupes que l’on retrouve s’expriment dans de délicates broderies artisanales et une palette de couleurs vivifiantes.
L’engouement dans la salle est palpable bien que les mannequins aient quelques difficultés à suivre une trajectoire commune sur le podium. La volonté artistique de la représentation entache rapidement l’aspect pratique du défilé. Mais quand bien même, le résultat en reste probant. Les jupes boules et les robes en organza s’offrent ainsi à la femme dans une véritable tournure architecturale. Pliée, drapée et remaniée, la silhouette s’ouvre sur un jardin imaginaire où chaque femme devient une fleur. Les lys et les tulipes habillent ainsi le corps féminin de leurs volumes pour mieux accentuer l’élégance, aussi singulière qu’épurée, dont fait part chacune des silhouettes.
Membre invité de la haute couture, la maison Dice Kayek fait honneur à l’esprit couture. Elégante et féminine, la femme qu’elle symbolise joue sur les matières et les coupes pour mieux tourner à son avantage les effets de gravité.
On retiendra : la fusion des contrastes et la simplicité en guise d’élégance.
La pièce sublimatrice : La première silhouette.