Lycéenne aux influences street et sportswear assez prononcées, la femme couplée à l'homme, conçus pour la première collection de Mickey Marlowe, donnent ensemble, à l'été 2014, un visage à la fois délicat et imposant. L'offensive des munitions de gros calibres que l'on retrouve sous forme d'imprimés dès les premiers looks, laisse place, petit à petit, à une ligne moins agressive mais toute autant revendicatrice. Entre coupes larges, jeux de cintrages, asymétries et effets de superpositions, le créateur ne lésine pas sur les astuces pour donner à sa silhouette cet esprit quelque peut ghetto à la M.I.A. L'ambiance des vêtements de la marque nous entraine dans une sorte de rituel quelque peu seapunk, où les couleurs pastel jouent un rôle renforçateur en dégageant une ambivalence plus festive. Moins renfermée sur elle même, la silhouette s'ouvre ainsi à plus de gaité et joue de ses atouts pour séduire. Les pièces qui prennent naissance dans la collection restent, de première apparence, assez simples, mais l'approche des détails complexifie l'allure et encanaille d'avantage le pas. L'homme ose ainsi l'effet jupe et la femme reinterpréte le tailleur version confort et osée. Les pièces deviennent limite trompe-l'oeil, à l'image du sweat sur lequel est greffé un devant de veste. A travers cette première collection, Mickey Marlowe nous offre ainsi une interprétation de la culture urbaine assez originale, tout du moins, assez pour savoir se faire remarquer dans une période où l'influence streetwear n'est plus à prouver.
On retiendra: l'esprit frais de la collection et son attachement street.
La pièce sublimatrice: les looks aux imprimés munitions.











