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Les 10 histoires à retenir de la London Fashion Week (LCM)


Chez J.W. Anderson le roi Dagobert n'a pas mis sa culotte à l'envers.
J.W. Anderson SS17
Avec Agi&Sam les têtes de mouche se tiennent à carreaux car sinon attention aux tapettes. 
Agi&Sam SS17
Fort d'ironie, Craig Green rivalise d'imagination. Après le coup de la chemise arrachée chez AirFrance, le créateur met à l'honneur le tailoring chahuté. On n'en a pas fini avec les cours de recrée.
Craig Green SS17
Triple jeans, double mojito : lovers direct. 
Christopher Shannon SS17
 Chaud et humide : la pool-party de Miami (bitch)
Sibling SS17
C'est un thon? Mais non je te dis : c'est un barracuda...
Katie Eary SS17
La Strip Pyjama Party (SPP pour les intimes) the new concept for 2017. Thanks Xander Zhou <3 p="">
Xander Zhou SS17
Et merde, c'est maman qui va être contente : Jeremy Scott est aller faire les soldes chez Desigual. #angoisse.
Moschino SS17

"Le mec trop cramé qu'il est bourré"
Topman SS17
A Aladin il faut bien lui astiquer la lampe pour voir le génie sortir. Bobby qui le dit !
Bobby Abley SS17

C’est comme si on y était : Londres LCM SS16

Tout début d’été qui se respect est le synopsis des Fashions Week successives qui s’enchainent entre Londres Milan et Paris pour divulguer au monde entier les dictats masculin de l’été prochain. Sous un soleil des plus radieux la capitale britannique se prête ainsi à l’exercice pour la septième fois de son histoire avec des créateurs à l’influence grandissante.

Le top départ de TOPMAN
La célèbre marque de Fast-Fashion Britannique n’en finit plus de vouloir briller sur les podiums. Après une collection des plus seventies pour la saison dernière (la prochaine pour nous), Topman continue d’embrasser la mode masculine de par sa capacité à exploiter et faire vivre simultanément des inspirations multiples. Intitulée « Northern Surf » la collection fait la part belle aux joggings rétros, aux couleurs acidulées et aux écussons. La veste à patchs limite bikers devient le blase de la saison tandis que les pantalons à pinces ultra fluides accompagnent cette volonté de mouvements. Les âges et les époques se mélangent dans une course effrénée aux références. Un début de Fashion Week explosif.

Energie et jeunesse
En seulement trois saisons, l’esthétique de Craig Green est déjà solidement encrée dans le paysage londonien. Finaliste du LVMH Prize de cette année, le créateur britannique pousse le vestiaire de l’homme dans des perspectives japonisantes où le vêtement navigue dans des influences médiévales très éthérées. Complexe d’apparence, les silhouettes qu’il présente pour cette nouvelle saison continuent d’interroger l’esprit sur le corps. Le kimono se réinvente avec sagesse et discipline pour donner de nouvelles perspectives à l’être. Dans ce yin et ce yang de noir et blanc, la couleur fait objet de suprématie. Du bleu au vert en passant par l’orange, le jaune et le rouge, ces nuances étoffent ce vestiaire fait d’une fluidité nouée en patchwork effiloché et pantalons gonflés.
Si ce voyage en Asie ne se ressent pas chez Christopher Shannon l’air des vacances est tout aussi présent. Passant de l’air urbain de l’hiver à l’atmosphère plus détendue d’une plage, Christopher Shannon continue de raviver le vestiaire masculin vers une éternelle jeunesse. Aux coupes toujours très sportswears, la collection secoue la silhouette avec un esprit plus agressif où les créations se veulent déconstruites. Façon asymétries, jeux de zips ou raccommodage effet pansements, le vêtement laisse respirer le corps, lui donnant une once de nonchalance. Le tempérament assez sombre de la gamme chromatique accentue cet effet. Les oranges et couleurs plus fluo réveillent au contraire le style mais  conservent toujours ce côté « dangereux ». Une autre forme de brutalité que l’on aime voir aseptiser par le caractère plus léger et confort des matières, bien souvent techniques. La pointe d’humour du créateur réveille également le sourire avec les hauts de bikinis devenus colliers et les effets graphiques imposés sur un top.
Si Shannon préfère l’été de nuit, Kit Neale lui joue la carte ultra pop de l’imprimé à tout va. Il complète ainsi le vestiaire de l’été prochain avec des pièces éclatantes de couleurs miroitant la magie des fleurs et le rêve d’un arc en ciel. Après tout c’est l’été ; le seul moment de l’année où l’on peut vraiment laisser divaguer sa bonne humeur et la communiquer comme bon nous semble ; même avec un certain attrait pour le mauvais goût… Mais pour Kit Neale son travail est avant tout un hymne à la sagesse qui se délecte comme un petit bonbon au coin de la plage.
Craig Green SS16 
Christopher Shannon SS16
Kit Neale SS16
Un été posé 
Plus dans le traditionnel, Mattew Miller réveille le dandy rock qui se cache souvent en Angleterre. Avec une élégance toute rafraîchie, le créateur britannique redonne ses lettres de noblesse aux costumes qui, de nonchalance, s’accommode parfaitement de plis et de longueurs pour mieux laisser s’échapper une attitude désinvolte. Le bureau n’est jamais bien loin, le savoir vivre non plus. Une soirée au coin du feu ou un cocktail au bord de la plage est l’idéal pour terminer sa journée alors quand bien même un maillot de bain puisse être agréable la séduction a ses principes. Cet état d’esprit touche également Lou Dalton qui préfère exploiter l’intensité géométrique des lignes pour assumer la légèreté de son vestiaire. Entre décontraction et basiques intemporels, le vestiaire est tout tracé. Mais dans cette discipline Hardy Amies garde le privilège de l’excellence et représente en ce début de Fashion Week tout le savoir faire des maisons d’exceptions qu’accueille Savile Row.
Matthew Miller SS16
Lou Dalton SS16
Hardy Amies SS16

Un été bodibuldé 
Si l’avant garde est l’une des forces majeures de la Fashion Week Londonienne c’est dans la multiplicité des univers qu’on la retrouve. Précurseurs en leur temps de la mouvance sportswear, Nasir Mazhar et Astrid Andersen continuent de propager leur mode venue tout droit des salles de sport. Fitnesse ou gonflette peu importe, le jogging devient une pièce de luxe et s’exhibe fièrement dans la rue. Si Nasir Mazhar continue d’exploiter le filon du jogging et des pièces micros, Astride Andersen perfectionne son vestiaire pour le faire évoluer vers une certaine dualité masculin/féminin, tendresse/force. Les volumes sont amples, les matières techniques et les couleurs assez douces. Un mixte entre un pyjama et un jogging où l’on rêve d’être tout en muscles. Si ces deux protagonistes continuent de faire valoir l’importance du sportswear comme influence de la mode masculine d’autres petits noms tentent de perpétuer cet héritage. Cottweiler donne ainsi du répondant sans toutefois proposer de vraies avancées. Une forme de continuité qui ne pousse pas à l’effort.
Nasir Mazhar SS16
Astride Andersen SS16
Cottweiler SS16

Rock & Seventies at Topman Fall Winter 2015

Bien que l’atmosphère du moment ne se prête pas réellement à la dégustation d’une nouvelle Fashion Week, mais après les atrocités qui se sont déroulées à Paris ces derniers jours, Londres pousse la chansonnette et ouvre officiellement sa Menswear Fashion Week avec le défilé Topman.

Surfant sur le Woodstock des années 70, et son mouvant hippy, lors de la dernière saison, Topman offre pour l’automne-hiver 2015 une image plus rebelle à cet esprit déjà emprunt d’une certaine nostalgie. Sous l’impulsion d’un décor au psychédélisme accablant, la saison joue la carte d’un seventies à l’ivresse "Glam Rock". De façon plus schématique, la collection est un peu le mélange entre les Beatles et la culture indienne. De quoi produire quelque chose de détonant en guise de choc de civilisation.

Chemises froissées et manteaux sur-dimensionnés donnent l’apanage aux tartan ou au denim effet western. Si l’importance des manteaux sonne le glas dès le début du show, avec des interprétations en fourrure et mouton retourné, la collection combine l’esprit tailoring à une vision bien plus arrogante. Les costumes se vivent au tartan et se combinent ainsi facilement avec des teddys en skaï ou des chemises étoilées. La foudre d’AC/DC, mythique groupe de hard-rock, trouve aussi sa place en guise de légères customisations sur plusieurs tops. Pour une fois que le groupe sait se faire discret, on retrouve leurs références sur une collection qui l’est beaucoup moins…

En parfaite harmonie avec l’esprit rock pleinement assumé de la collection, la vivacité de la ligne trouve toute son importance dans la multitude des couleurs et motifs. Rien n’est simple, mais tout s’associe avec maitrise. Les rayures s’accommodent des carreaux et le rouge, le jaune ou encore l’orange trouvent facilement leur place. La résonance visiblement rétro de la collection donne au final à la silhouette masculine une dimension bien alambiquée et clairement décalée que Topman s'amuse à réactualiser en guise de renouveau.
On retiendra : la continuité seventies entre l’été et l’automne 2015 et le tournant clairement assumé d’une arrogance plus marquée.
La pièce sublimatrice : les pièces en denim.