Navigation Menu

Affichage des articles dont le libellé est Matthew Miller. Afficher tous les articles

C’est comme si on y était : Londres LCM SS16

Tout début d’été qui se respect est le synopsis des Fashions Week successives qui s’enchainent entre Londres Milan et Paris pour divulguer au monde entier les dictats masculin de l’été prochain. Sous un soleil des plus radieux la capitale britannique se prête ainsi à l’exercice pour la septième fois de son histoire avec des créateurs à l’influence grandissante.

Le top départ de TOPMAN
La célèbre marque de Fast-Fashion Britannique n’en finit plus de vouloir briller sur les podiums. Après une collection des plus seventies pour la saison dernière (la prochaine pour nous), Topman continue d’embrasser la mode masculine de par sa capacité à exploiter et faire vivre simultanément des inspirations multiples. Intitulée « Northern Surf » la collection fait la part belle aux joggings rétros, aux couleurs acidulées et aux écussons. La veste à patchs limite bikers devient le blase de la saison tandis que les pantalons à pinces ultra fluides accompagnent cette volonté de mouvements. Les âges et les époques se mélangent dans une course effrénée aux références. Un début de Fashion Week explosif.

Energie et jeunesse
En seulement trois saisons, l’esthétique de Craig Green est déjà solidement encrée dans le paysage londonien. Finaliste du LVMH Prize de cette année, le créateur britannique pousse le vestiaire de l’homme dans des perspectives japonisantes où le vêtement navigue dans des influences médiévales très éthérées. Complexe d’apparence, les silhouettes qu’il présente pour cette nouvelle saison continuent d’interroger l’esprit sur le corps. Le kimono se réinvente avec sagesse et discipline pour donner de nouvelles perspectives à l’être. Dans ce yin et ce yang de noir et blanc, la couleur fait objet de suprématie. Du bleu au vert en passant par l’orange, le jaune et le rouge, ces nuances étoffent ce vestiaire fait d’une fluidité nouée en patchwork effiloché et pantalons gonflés.
Si ce voyage en Asie ne se ressent pas chez Christopher Shannon l’air des vacances est tout aussi présent. Passant de l’air urbain de l’hiver à l’atmosphère plus détendue d’une plage, Christopher Shannon continue de raviver le vestiaire masculin vers une éternelle jeunesse. Aux coupes toujours très sportswears, la collection secoue la silhouette avec un esprit plus agressif où les créations se veulent déconstruites. Façon asymétries, jeux de zips ou raccommodage effet pansements, le vêtement laisse respirer le corps, lui donnant une once de nonchalance. Le tempérament assez sombre de la gamme chromatique accentue cet effet. Les oranges et couleurs plus fluo réveillent au contraire le style mais  conservent toujours ce côté « dangereux ». Une autre forme de brutalité que l’on aime voir aseptiser par le caractère plus léger et confort des matières, bien souvent techniques. La pointe d’humour du créateur réveille également le sourire avec les hauts de bikinis devenus colliers et les effets graphiques imposés sur un top.
Si Shannon préfère l’été de nuit, Kit Neale lui joue la carte ultra pop de l’imprimé à tout va. Il complète ainsi le vestiaire de l’été prochain avec des pièces éclatantes de couleurs miroitant la magie des fleurs et le rêve d’un arc en ciel. Après tout c’est l’été ; le seul moment de l’année où l’on peut vraiment laisser divaguer sa bonne humeur et la communiquer comme bon nous semble ; même avec un certain attrait pour le mauvais goût… Mais pour Kit Neale son travail est avant tout un hymne à la sagesse qui se délecte comme un petit bonbon au coin de la plage.
Craig Green SS16 
Christopher Shannon SS16
Kit Neale SS16
Un été posé 
Plus dans le traditionnel, Mattew Miller réveille le dandy rock qui se cache souvent en Angleterre. Avec une élégance toute rafraîchie, le créateur britannique redonne ses lettres de noblesse aux costumes qui, de nonchalance, s’accommode parfaitement de plis et de longueurs pour mieux laisser s’échapper une attitude désinvolte. Le bureau n’est jamais bien loin, le savoir vivre non plus. Une soirée au coin du feu ou un cocktail au bord de la plage est l’idéal pour terminer sa journée alors quand bien même un maillot de bain puisse être agréable la séduction a ses principes. Cet état d’esprit touche également Lou Dalton qui préfère exploiter l’intensité géométrique des lignes pour assumer la légèreté de son vestiaire. Entre décontraction et basiques intemporels, le vestiaire est tout tracé. Mais dans cette discipline Hardy Amies garde le privilège de l’excellence et représente en ce début de Fashion Week tout le savoir faire des maisons d’exceptions qu’accueille Savile Row.
Matthew Miller SS16
Lou Dalton SS16
Hardy Amies SS16

Un été bodibuldé 
Si l’avant garde est l’une des forces majeures de la Fashion Week Londonienne c’est dans la multiplicité des univers qu’on la retrouve. Précurseurs en leur temps de la mouvance sportswear, Nasir Mazhar et Astrid Andersen continuent de propager leur mode venue tout droit des salles de sport. Fitnesse ou gonflette peu importe, le jogging devient une pièce de luxe et s’exhibe fièrement dans la rue. Si Nasir Mazhar continue d’exploiter le filon du jogging et des pièces micros, Astride Andersen perfectionne son vestiaire pour le faire évoluer vers une certaine dualité masculin/féminin, tendresse/force. Les volumes sont amples, les matières techniques et les couleurs assez douces. Un mixte entre un pyjama et un jogging où l’on rêve d’être tout en muscles. Si ces deux protagonistes continuent de faire valoir l’importance du sportswear comme influence de la mode masculine d’autres petits noms tentent de perpétuer cet héritage. Cottweiler donne ainsi du répondant sans toutefois proposer de vraies avancées. Une forme de continuité qui ne pousse pas à l’effort.
Nasir Mazhar SS16
Astride Andersen SS16
Cottweiler SS16

Fashion Week Londres tendances fall/Winter 2012-2013

Après New-York, la course aux podiums nous conduit tout droit vers Londres où se sont enchainés pas moins de 83 défilés pour émettre la vision du vestiaire hivernal 2012. Connue pour son excentricité, Londres rentre ainsi dans une veritable bataille des styles où chaque créateur impose sa vision de la créativité et insuffle un vent de renouveau dans le vestiaire de la femme. Petit récapitulatif des éléments d'importances que l'on a pu y voir.

Bien que les couleurs sombres s'imposent de manière générale dans les collections, grands nombres de créateurs se veulent porteur de couleurs et multiplient ainsi leur utilisation dans des associations aussi nombreuses d'improbables. On retrouve ainsi ce procédé chez Meadham Kirchhoff, Holly Fulton et House of Holland qui s'exercent en totale opposition avec les dégradés de noirs et blancs de chez Todd Lynn, Emilio de la Morena et Christopher Shannon.
Image Droite Meadham Kirchhof / Centre Holly Fulton / Gauche House of Holland
Images Droite et Gauche Todd Lynn / Centre Emilio de la Morena
Également présent dans un grand nombres de collections sous de petites touches et dans une gamme de variabilités très importante, les oranges sortent du lot et marquent ainsi leur présence dans le vestiaire féminin. On retrouve ces oranges chez  Kinder Aggugini, Bora Aksu, Richard Nicoll ou encore JW Anderson.
Images Droite et Gauche Bora Aksu / Centre Kinder Aggugini
Richard Nicoll
J.W Anderson
En contradiction avec les défilés de New-York, Londres promulgue une place indispensable aux imprimés. Telle une drogue, ils s'emparent frénétiquement des créations de Erdem, Basso & Brooke et House of Holland. De notre côté, on reste entièrement séduit par le travail de Mary Katrantzou : véritable reine de l'imprimé et par Matthew Miller qui offre une collection pour homme très organique. De ces imprimés, les silhouettes se dessinent avec originalité dans des arabesques baroques, des formes géométriques ou plus simplement dans un assemblage de formes et de couleurs assez psychédéliques. On retiendra aussi les éléments de symétries de Jean-Pierre Braganza au passage.
Erdem
Basso & Brooke
Mary Katrantzou
Matthew Miller
Jean-Pierre Braganza
Liant matières et imprimés le pied de coq est lui aussi très fréquent et se joue de la couleur. On en retrouve chez Antoni and Alison, House of Holland, et Basso and Brooke de manière très prononcée. Dans le même esprit, le tartan occupe une place légère mais bel et bien présente comme en témoigne Vivienne Westwood dans sa gamme Red Label et Corrie Nilson pour ne citer qu'eux.
Image Droite Antoni and Alison / Centre House of Holland / Gauche Basso and Brook
Images Droite et Gauche Corrie Nielsen / Centre Vivienne Westwood Red Label
New-York le soulignait déjà, mais le cuir sera bel et bien une tendance phare de l'hiver prochain. Souple, on le retrouve dans la collection Unique de Topshop. Plus rigide, il sera plutôt mis en avant par des créateurs tels que Chritopher Kane, et Acne. Il représente aussi une matière maitresse chez Pam Hogg, Clement Ribeiro, et encore Jordan.
Image Droite Unique by Topshop / Centre Christopher Kane / Gauche Acne
Images Droite et Gauche Pam Hogg / Centre Clement Ribeiro
Au grand désespoir de Stella Mc Cartney la fourrure, très présente pour la saison hivernale 2011, reste actuelle chez quelques créateurs comme Mulberry et Christian Blanken. Plus colorées, on optera d'avantage pour celles proposées par Peter Pilotto ou encore Matthew Williamson.
Images Droite et Gauche Mulberry / Centre Christian Blanken
Images Droite et Gauche Peter Pilotto / Centre Matthew Williamson
Loin des standards, Londres se veut extravagante et opte ainsi dans un choix de matières multiples offrant ainsi diversité, modernité et avant-gardisme à la femme et à l'homme. On retrouve ces caractéristiques chez J.W Anderson, David Koma et également chez Simone Rocha.
J.W Anderson
Images Droite et Gauche Simone Rocha / Centre David Koma
Féminine, la femme "Winter 2012" sera conquérante et s'empare pour cela d'un vestiaire aux apparences très military. Ce procédé est largement traité chez Chritopher Raeburn, Unique ou encore chez le nouveau venu McQ d'Alexander McQueen. On retrouve ce même aspect pour homme chez Lou Dalton.
Images Droite et Gauche Lou Dalton / Centre Christopher Raeburn
McQ
Plus souveraine, on peut retrouver aussi la femme dans un cortège de références à l'histoire anglaise. Mary Katranzou le met bien en avant avec ses robes à cols montants. Alice by Temperley s'y prête également avec des broderies victoriennes. Pam Hogg, dans un univers plus décalé, mise quant à elle sur des silhouettes plus champêtres.
Image Droite Alice by Temperley / Centre Mary Katrantzou / Gauche Pam Hogg
Sinon, loin de cet aspect plus conventionnel et de "bon genre", on peut opter pour une allure bien plus loufoque aux couleurs lolopops. On s’amuse, on fait n'importe quoi, on assemble tout et rien du moment que c'est décalé et coloré. Moschino Cheap And Chic n'a ainsi jamais aussi bien porté son nom... On retrouve cette même addiction pour la dérision chez Louise Gray ou Meadham Kirshhoff.
Image Droite Moschino Cheap And Chic / Centre et Gauche Louise Gray
Meadham Kirchhof
A la reconnaissance plus faible, la Fashion Week de Londres n'en est pas moins dépourvue de talents, la preuve en est avec cette nouvelle saison. Loin de rassembler de grands noms comme le font New-York, Paris, ou Milan, la capitale Britannique met plutôt l'accent sur des créateurs en devenir. Véritable vitrine de talents on s’émerveille ainsi de voir grimper, de saison en saison, la créativité et la renommée des créateurs. Marie Katranzou en est le parfait exemple. Excentrique et créative, Londres laisse place désormais aux villes de Milan et de Paris pour s'exprimer à leur tour sur leur vision de la mode féminine pour l'automne/hiver 2012. Histoire en devenir... 

Tendance Spring/Summer 2012: White Palace

Du caractère relativement masochiste de cet hiver, la saison prochaine se tourne en opposition vers un climat plus tendre et authentique en s'offrant aux vertus purificatrices du blanc. Entre pureté et innocence, les créateurs jouent sur les superpositions et les volumes pour apporter à ces blancs caractère et véracité. Même si certains créateurs de génies comme Gareth Pugh abordent cette thématique du blanc relativement souvent,on remarque que son exploitation est de mise chez d'autres maisons. Nicolas Andréas Taralis s'y applique majestueusement par exemple à travers une collection déclinant les blancs dans des matières transparentes et des effets de longueurs. Comme des Garçons l'aborde en revanche au travers un univers beaucoup moins classique où volupté et légèreté s'associent dans des structures et des coupes à l'inspiration très aérienne. En accord avec ces blancs immaculés, Hermès s'immerge dans des variantes longiformes pendant que Juun.J les structure à travers vestes et blazers aux coupes très géométriques. Louis Vuitton lui aussi s'entache de cette pureté qu'il décline à travers un grand nombre de robes aux customisations très florales. Véritable addiction, de notre côté on aime énormément la vision de Matthew Miller qui propage toutes les vertus du blanc à travers sagesse et savoir faire. On retiendra également la magnifique harmonie qu'apporte Thimister au delà de sa vision moyenâgeuse. Au niveau des grands noms de ce monde, Dior et sa vision ultra moderne du vestiaire masculin est pour nous une valeur sûre et une véritable révélation . Apportant une grande part de fraicheur et de simplicité, l'ensemble de ces silhouettes sont synonymes de repos dans une période marquée par la dominance de l'imprimé. 
Gareth Pugh SS 2012
Nicolas Andréas Taralis SS 2012
Comme des Garçons SS 2012
Louis Vuitton SS 2012
Hermès SS 2012
Images Droite et Gauche Matthew Miller / Centre Thimister
Dior Homme SS 2012