Depuis 2008, la maison Hermès propose à des artistes internationaux de revisiter son iconique carré de soie autour de collaborations prestigieuses. Pour la version 2015, c’est au tour de Julio Le Parc d’investir le navire.
Après Josef Albers en 2008, Daniel Buren en 2010 et Hiroshi Sugimoto en 2013, c’est donc au tour de l’artiste argentin de s’exercer sur ce carré de soie, devenu légende, imaginé en 1937 par Lola Prusac alors styliste au sein du département du prêt-à-porter féminin. Figure majeure de l’art cinétique et optique, Julio Le Parc s’illustre derrière de multiples peintures, sculptures et installations visuelles spectaculaires qui ne cessent de questionner sur la place de l’oeuvre dans son environnement et autour du spectateur. Pierre-Alexis Dumas, actuel directeur artistique de la maison Hermès depuis 2011 a surement été séduit par cette recherche permanente autour de la lumière et du mouvement qui confère aux oeuvres de Julio Le Parc une vision assez psychédélique et chromatique.
Baptisé Hermès Editeur, le projet voit ainsi naitre dix séries de six carrés uniques directement inspirés de l’oeuvre en dix tableaux « La Longue Marche » qui représente les dédales d’un chemin multicolore et sinueux où la métaphore de la vie personnelle et artistique du créateur s’affirme et se rebelle au fur et à mesure du parcourt. De ce point de départ fondateur, Julio Le Parc change les couleurs pour mieux faire jouer les variations sur son travail. Les 60 carrés que compte la collection capsule se font l’éloge de réseaux tressés où la couleur métamorphose chaque mouvement. Disponibles exclusivement sur le dite www.editeur-fr.hermes.com l’alliance du traditionnel à l’élégance du moderne donne une saveur nouvelle à ce mélange de douceur.
Affichage des articles dont le libellé est HERMES. Afficher tous les articles
Tendance WINTER 2012 : Invisible man and Woman
Aux inspirations parfois troublantes, certaines maisons, comme Af Vandervorst présentent un travail intriguant et singulier. Pour cette saison hivernale 2012, Af Vandervorst plonge ainsi la femme dans une atmosphère très angoissante où sa personnalité est transparente. Perte identitaire, le vestiaire camoufle la femme et la protège des vues extérieures dans un assemblage d'écharpes et de chapeaux. Énigmatique, la femme y est au final renforcée de part son caractère anonyme et invisible. Outre Af Vandervorst, d'autres créateurs se prêtent au jeux dans des proportions bien plus faibles. Peachoo Krejberg la camoufle ainsi derrière des plumes comme un nid protégerait les œufs qu'il accueille. Plus subtile, Mugler laisse le visage libre, du moins en partie, alors que Rick Owens s’amuse à l'enfermer derrière des cagoules quadrillées tels des barreaux emprisonnant un détenu. Plus équestre Hermès utilise en revanche les chapeaux tels les cowboys cachant en partie le regard. Soulignant le caractère unisexe de cette démarche, Thom Browne met quant à lui cette tendance en action dans des jeux de transparences chez la femme. Beaucoup plus brutale chez l'homme, il lui appose un masque aux tendances très masochistes. Tendance que l'on retrouve chez Walter Van Bereidonck dans des nuances de couleurs plus subtiles.
![]() | |
| AF Vandervorst |
| Peachoo Krejberg |
![]() |
| Mugler |
![]() |
| Hermès |
![]() |
| Rick Owens |
![]() |
| Thom Brown |
| Walter Van Bereidonck |
Tendance Spring/Summer 2012: White Palace
Du caractère relativement masochiste de cet hiver, la saison prochaine se tourne en opposition vers un climat plus tendre et authentique en s'offrant aux vertus purificatrices du blanc. Entre pureté et innocence, les créateurs jouent sur les superpositions et les volumes pour apporter à ces blancs caractère et véracité. Même si certains créateurs de génies comme Gareth Pugh abordent cette thématique du blanc relativement souvent,on remarque que son exploitation est de mise chez d'autres maisons. Nicolas Andréas Taralis s'y applique majestueusement par exemple à travers une collection déclinant les blancs dans des matières transparentes et des effets de longueurs. Comme des Garçons l'aborde en revanche au travers un univers beaucoup moins classique où volupté et légèreté s'associent dans des structures et des coupes à l'inspiration très aérienne. En accord avec ces blancs immaculés, Hermès s'immerge dans des variantes longiformes pendant que Juun.J les structure à travers vestes et blazers aux coupes très géométriques. Louis Vuitton lui aussi s'entache de cette pureté qu'il décline à travers un grand nombre de robes aux customisations très florales. Véritable addiction, de notre côté on aime énormément la vision de Matthew Miller qui propage toutes les vertus du blanc à travers sagesse et savoir faire. On retiendra également la magnifique harmonie qu'apporte Thimister au delà de sa vision moyenâgeuse. Au niveau des grands noms de ce monde, Dior et sa vision ultra moderne du vestiaire masculin est pour nous une valeur sûre et une véritable révélation . Apportant une grande part de fraicheur et de simplicité, l'ensemble de ces silhouettes sont synonymes de repos dans une période marquée par la dominance de l'imprimé.
![]() |
| Gareth Pugh SS 2012 |
![]() |
| Nicolas Andréas Taralis SS 2012 |
![]() |
| Comme des Garçons SS 2012 |
![]() |
| Louis Vuitton SS 2012 |
![]() |
| Hermès SS 2012 |
![]() |
| Images Droite et Gauche Matthew Miller / Centre Thimister |
![]() |
| Dior Homme SS 2012 |
Inscription à :
Articles (Atom)











































Flickr Images
Featured Posts
Ad 728×90px
Contact Me