Point névralgique de rencontres et de révélations, les Portes Ouvertes sont également des périodes propices à la découverte de nouvelles marques et de nouvelles créations. Avec le bureau de presse "Public Image PR" ce n'est pas moins d'une quinzaine de maisons qui s'ouvrent à nous pour nous délecter de leur vision de la création. Grand coup de cœur de la dernière Fashion Week Prêt-à-porter femme de l'hiver 2012, on retrouve le travail du créateur Italien Corrado de Biase. Mettant en avant une femme bourgeoise entièrement détournée dans une atmosphère assez étrange, on aime toujours autant, voir même d'avantage, le travail de la matière et des coupes qui y est fait. Matelassages et transparences sont ainsi au service des jeux de fluidités et de mouvances. S'attardant sur les détails c'est également le temps d'observer de plus près les chaussures qui sonnent comme une des meilleures références de la saison.
Autre coup de cœur mais cette fois en version masculine, on retrouve également la collection Laitinen qui nous emporte toujours avec ses imprimés et les matières empruntes d'une grande modernité qu'elle met en avant.
On retrouve aussi la marque plus sombre Heikki Salonenque que nous avons également déjà rencontrée. Misant sur des coupes très franches, elle aborde le vestiaire masculin et féminin dans des matières nobles aux apparences très organiques et à la forte touche grunchy.
En continuité de cet esprit assez sombre, la marque Isabel Benenato propose des pièces similaires à l'univers de Rick Owens ou d'Ann Demeulemeester. Nonchalantes, elles se parent de drapages et optent pour des matières entre fluidité et robustesse de l'apparence.
Plus classique, le travail de Laurence Chauvin Buthaud pour sa marque "Laurence Airline", met en avant un véritable mélange culturel. Avec des coupes très occidentales, on retrouve l'élégance Africaine dans un jeu d'imprimés aussi colorés qu'originaux. Entre culture et caractère ethnique, on apprécie fortement le manteau rouge en tartan et les motifs plumes de paon.
Faisant la transition entre vêtements et accessoires, la collection hivernale de Zana Bayne met en avant toute une série de harnais irréprochablement conçus. Du cuir; véritable favoris, on retrouve également quelques pièces en plastique épais qui, de notre avis, apportent une véritable touche de modernité et détourne conceptuellement la vision très fétichiste de ces accessoires. Pour la petite histoire, on retrouve même une création représentant le squelette humain allant jusqu’à représenter les doigts. Effet de surprise garantie.
Au niveau des bijoux, on retrouve deux marques principales. La première: Ek Thongprasert que l'on retrouve chez Colette, aborde des visuels très chics dans des matières véritablement inattendues. La seconde : Uriel Salas travaille sur des thèmes plus religieux et fétichistes en accentuant la richesse de ces pièces uniques dans des matières nobles telles des pierres de volcans, du cuir ou des peaux de crocodiles.
On terminera cette petite rétrospective avec le travail de Alain Quilici qui continue de présenter des chaussures aux découpes Laser. C'est aussi cette même maison qui a collaboré avec David Koma pour réaliser des chaussures aux talons très canins.
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