Plus les années passent, plus les créateurs trépassent.
Monter et maintenir sa propre maison de mode est loin d’être une chose facile. L’actualité qui touche le milieu de la mode ne cesse de le rappeler. Plus les saisons défilent et moins les créateurs ne se retrouvent sur les podiums. On se souvient tous de septembre dernier avec le départ de Jean Paul Gaultier du monde du prêt-à-porter. Aujourd’hui le coup dur concerne Kris Van Assche qui a dernièrement annoncé la mises entre parenthèses de sa maison éponyme. Face à ce constat, le créateur, toujours à la tête de la création artistique de Dior homme appuie sur le fait que les temps sont durs pour les labels indépendants. Tout comme Felipe Oliveira Baptista qui a fermé sa propre maison pour se concentrer sur Lacoste, Kris Van Assche préféré se consacrer uniquement à la création chez Dior. A t’il causé lui même sa propre perte par les ressemblances entres les deux collections qu'il devait produire chaque saison? Peux-être, mais une chose est sûre, l’industrie de la mode perd incontestablement une référence de choix.
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| Kris Van Assche |
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| Jean Paul Gaultier |
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| Felipe Oliveira Baptista |
Entre lassitude, stress et déconvenues.
Le nombre de ces interruptions, mises entre parenthèse ou simples décrochages poussent tout de même à se questionner sur les éventuelles raisons de ces micro-cataclismes. Si certains n’ont malheureusement pas réellement décollé, à l’image de Maxime Simoëns, d’autres ont vu leur univers péricliter pour ne devenir qu’un musée. Qui aurait pu remplacer Jean Paul Gaultier ? Lui vivant, personne, et fort heureusement la couture est encore là pour lui permettre de s’exprimer. L’enfant terrible de la mode devra ainsi se résoudre aux déconvenues de cette mode devenue plus financière que créative.
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| Maxime Simoëns |
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| Ann Demeulemeester |
Si le designer crée, le pouvoir appartient désormais aux financiers.
« En 25 ans, on est passé de l’artisanat à une industrie dans la mode » souligne Ralph Toledano lorsqu’on l’interroge sur les problématiques actuelles que rencontre le milieu. Les marques sont pour beaucoup dans le giron de grands groupes de luxe et doivent désormais développer de véritable stratégies pour prospérer. Le simple goût de la création n’est plus suffisant. Aujourd’hui il faut d’avantage être un manager. Le meilleur remède à cette crise passagère reste la nouvelle génération avec l’arrivé de créateur comme J.W.Anderson qui, en une saison, a su transformer l’univers Loewe tout en conservant l’identité propre de son label, lui donnant par la même occasion une aura encore plus forte. L’avenir appartient aux touche à tout ...
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| J.W.Anderson |





