Navigation Menu

Leonard Fall Winter 2015

La nomination en janvier 2014 de Yiqing Yin en tant que directrice de la création de la maison Léonard a pu en surprendre certains, même la concernée, mais aux vues des collections déjà présentées et celle de l’hiver 2015, la cohérence parait de toute évidence. En repoussant les limites du possible, Yiqing Yin inculque une nouvelle dynamique à la maison et fait renaitre de ses cendres l’esprit libre et jovial du Léonard d’antan.

Liant sa technique à la richesse des archives de la maison, la créatrice se fait force de propositions dans sa réinterprétation magistrale des imprimés. Au fur et à mesure de ses collections, son approche est plus profonde, plus osée et clairement maitrisée. Des premiers essais s’opèrent aujourd’hui de véritables créations. Yiqing Yin développe en effet de nouveaux imprimés, en plaçant son inspiration initiale sur des motifs déjà existants dans les silhouettes historiques de la maison. De cette matière première s’ensuit tout un travail de recomposition avec de nouveaux collages, en détournant des contours pour les reconstruire d’une autre façon ou en leur apportant une qualité tridimensionnelle. La technique vient au service d’une jeunesse plus ambivalente qui rêve de voyages avec désinvolture.

Ce goût des cultures se matérialise dans les imprimés floraux, indissociables aux créations Léonard, que l’on retrouve aussi bien sur des robes fluides et asymétriques, que sur des jupes plus sport ou des manteaux texturés. Et si les fleurs ne conviennent pas il est toujours possible de se tourner vers les touches plus animales qui s’affichent dans du léopard ou de délicats motifs dorés rappelant le plumage d’un paon par exemple. Mais l’utilisation seule de ces imprimés serait une chose trop facile pour Yiqing Yin qui préfère moderniser d’autant plus sa collection avec des jeux de matières et des coupes quelque peu tailoring. Les juste-au-corps aux cols hauts se portent avec de longues robes ultra fluides alors que le tailleur se transforme en salopette ou se déstructure totalement pour mieux marquer la taille. Non sans un certain sens de la désinvolture, cette femme Leonard qui renait ainsi sous nos yeux se revigore à travers son histoire pour arpenter au final, avec élégance et subtilité, les rues d’aujourd’hui.
On retiendra : le constant renouveau de la maison et son approche revisitée des imprimés mythiques de la maison.
La pièce sublimatrice : le sweat gris aux effets effilochés donnant une illusion 3D aux motifs floraux.


0 commentaires: