Une semaine après : New-York sur les starting blocks
Tommy Hilfiger en mode super bowl
Sous un dynamisme certain, le show anniversaire de Tommy Hilfiger laisse place au sport pour marquer durablement les esprits. Adepte des décors spectaculaires, le créateur passe des plages californiennes aux stations de ski des saisons dernières pour se tourner désormais vers le football américain. Et quoi de mieux que la reconstitution d’un stade pour donner l’ambiance? Pom-pom girl et quarterback nous font ainsi revivre le dernier Super Bowl dans une ambiance survoltée à l’attitude parfois un peu juvénile afin de mieux coller avec l’inspiration portée par le film "Love Story". Les teddys en fourrure, manteaux trapèzes et autres équipements de sport revisités sont au rendez-vous pour fêter les 30 ans de la marque.
Jeremy Scott: clownerie et baby doll
Remise au goût du jour avec son travail chez Moschino, l’excentricité de Jeremy Scott est l’un des fleurons de la mode New-Yorkaise. Avec lui, humour et dérision sont toujours d’actualité. Pour cette saison, l’univers déluré du créateur se tape un petit revival des années 70's et utilise à foison les motifs des papiers peints pour enfants de ces années heureuses. Les robes so baby doll de mister Scott font revivre, non sans couleurs, une certaine approche insouciante propre à l’enfance. Perruques et maquillage font paraître plus grand, alors que les effets patchwork et arlequin sont le coeur même de ces artifices.
Thom Browne: la veuve noire
En accord avec la collection masculine qu’il a présenté lors de la dernière Fashion Week Parisienne, Thom Browne joue la carte du black & white, de la vie et de la mort. La performance du show met en jeu l’éclat de silhouettes ultra blanches, symbole de lumière, d’émerveillement et de vie alors que le défilé laisse quant à lui planer l’ange de la mort et endeuille chacune des mannequins ici lancées sur le catwalk. De surcroît l’hiver prochain et bien mortel pour l’américain... Déprime au beau fixe et mouchoirs à la pelle.
Victoria Beckham : droit au but.
Plus en simplicité et sophistication, Victoria Beckham continue de gravir les échelons mode et produit une collection de classiques terriblement séducteurs. Entre manteaux over-larges, parkas cintrées, robes longiformes et cols roulés, la femme Beckham se libère des contraintes en alliant élégance, confort et efficacité dans des silhouettes épurées et sexy. Une féminité que chacun rêve d'avoir ou de pouvoir toucher, ne serait ce que du doigt.
Hood By Air : 'Saturn Devouring His Son'
Toujours très intrépide, la mode d’Hood By Air surprend pas le caractère intrinsèque de son univers. Imposant par sa froideur, le vestiaire de l’hiver renouvelle le genre ultra street de la maison. Le denim, la fourrure et le cuir mutent dans des formes nouvelles, adhérant à des pantalons plissés longues robes T-shirt et vestes puffa. L’orange d’un uniforme de prison joue de sa couleur et impulse ce sentiment dérangeant que l’on aime tant retrouver dans les lignes neutres et transcrives de la maison. Résille sur la tête, cadenas sur la bouche, allure louche, la silhouette HBA inquiète, questionne et bouleverse. Pervertie ou créative, la maison ne cesse de developper la noirceur de ses origines pour en pourfendre aussi bien l'homme que la femme. Une mode intrépide incongrue et indispensable.
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