Petite discrète de la Fashion Week Parisienne, la maison Icosae naît sous l’impulsion des frères Glémarec et de leur ami Anthony Hor, quitte les bancs de l’école pour se confronter à la dure réalité de nos sociétés modernes.
Déjà à bonne école pour l’été 2015, l’homme Icosae se vit de dualités et aime interpréter tantôt le bon élève tantôt le cancre et son bonnet d’âne. Baigné dans ce pensionnat de jeunes éphèbes, le vestiaire de l’hiver 2015 prend plus de maturité. Telle une suite logique à cet homme écolier, la nouvelle collection présentée au coeur de la mairie du IV arrondissement de Paris relate la vie de ses élèves à la sortie de l'école. Bien entendu, le dernier de classe se retrouve sur la touche. Perdu, sans diplôme il devient le lésé de l’histoire. Véritable ermite de la société, il vit de pauvreté et tente de survivre à l’aide de tenues chaudes. Son vestiaire est marqué par le caractère sombre de son être. Véritablement meurtri, incompris, il n’est rien au regard des autres citoyens qui, dans leur individualité, essayent tant bien que mal de pallier à leur quotidien. L’élève moyen voit son destin tracé dans une usine où sa vie, bien que difficile, parait plus confortable. La silhouette devient moins ample mais toujours grisée à l’image de ce sweat usine qui témoigne, telle une photographie, des conditions plus que néfastes de son environnement de travail. Petit à petit, la silhouette se transforme, surpassant les classes sociales pour arriver à son sommet et décupler, d’un blanc immaculé, la dominance sur le peuple des élites. Les silhouettes amples et lourdes des débuts laissent place à des looks plus structurés où le blanc se lie à des formes assez abstraites dans un goût prononcé pour l’art. Les tons clairs réveillent le corps et le libère de cette suie jusqu’alors destiné à la plèbe.
Avec cette troisième collection, le trio de créateur à la tête de la maison confirme son ambition et présente une véritable compilation de looks streetwears pouvant se prêter à un grand nombre de types d’hommes. La collection tout en contrastes, marque au final par l’approche quelque peu sombre et graphique que l’on aime voire s’opposer à des vêtement plus clairs, cintrés et arty. Réalité ou non, la collection questionne au final sous les rouages de notre société et ses limites, sans pour autant nous dicter les solutions... Bref, il ne reste plus qu'à agir.
On retiendra : la dualité entre les riches/pauvres, les volumes et les imprimés.
La pièce sublimatrice : les sweats à empiècements, notamment le sweat nuage : notre coup de cœur.
Icosae Fall Winter 2015
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Cress arugula peanut tigernut wattle seed kombu parsnip. Lotus root mung bean arugula tigernut horseradish endive yarrow gourd. Radicchio cress avocado garlic quandong collard greens.
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