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Dries Van Noten Fall Winter 2015

Pour son hiver 2015, Dries Van Noten dresse l’équipement idéal d’un homme devenu héros. Sûrement admiratif du courage détenu par les pompiers, le créateur belge cherche à leur rendre hommage en se plongeant dans leur vestiaire. En immersion totale, l’homme adopte irréversiblement l’uniforme pour mieux se protéger de la rigueur indue à la saison.

Les manteaux font de ce principe de flagrantes apparitions. Fermetures par mousquetons et bandes réfléchissantes deviennent d’usage et ponctuent accidûment la collection. Ajoutez y quelques influences orientales sous la forme de gravures, de broderies argentées ou d’effets kimono et la silhouette devient tout de suite plus agréable. Les superpositions se font ensuite religion. Le leggings permet ainsi de revendiquer un short ou encore plus osé un kilt revisité, alors que les tuniques flirtent d’avantage avec vestes et manteaux. L’amour de la matière se laisse vivre au grand jour dans une multitude de soies, lainages et cotons.

Entre vision ethnique, touche plus militaire et approche de protection, le corps masculin est soumis à de nombreuses expériences. Oscillant entre ces trois directives, les looks proposés montrent l’importance apportée sur les décorations du vêtement. Motifs jacquard, broderies et imprimés sont les supports premiers de ce raffinement sans cesse réactualisé et confortent la silhouette dans une extrême élégance. La dominance de noir, marine et bordeaux accentue en retour le caractère masculin de la ligne et met en valeur les matériaux luxueux de la saison.

Il y avait au final beaucoup à regarder tant les détails sont omniprésents. Mais cette abondance de superpositions et de matières conforte l’homme dans une virilité assumée et soulignée par le caractère assez lourd des silhouettes. Cabans, anoraks, parkas ou encore trench-coats occupent une place prépondérante, allumant la flamme de nos envies les plus folles. Il en faudra du courage à l’homme Dries Van Noten pour réussir à éteindre l’engouement qu’il suscite lui même…
On retiendra : ce goût de l’uniforme et son mélange à des touches plus orientales.
La pièce sublimatrice : le dernier manteau ; la représentation parfaite d'une création Noten.



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