Agé de 29 ans, le créateur né d’un père afghan et d’une mère croate, bouscule les codes et trompe les apparences. Véritable melting pot à lui seul, le créateur qui est passé par Karachi, Cologne, Berlin, Antwerp et maintenant Copenhague est un fascinant tourbillon de cultures.
Les multiples approches sociales qui ainsi devenues les siennes, sont aujourd’hui l’essence même de ses inspirations. La rue et la société en deviennent les fondements. La vision vivifiante de la mode qu’il offre aussi bien à l’homme qu’à la femme renforce la silhouette dans une dynamique d’avant-garde. Le corps se voit protégé et renforcé dans un assemblage de codes urbains minutieusement retravaillés pour n’en faire ressortir que la force et le caractère.
Camouflés façon guérilleros chic, l’homme et la femme qui se cachent derrière ses créations clinquantes et underground donnent du mordant au vestiaire. L’identité est masquée, la silhouette révoltée et le message quelque peu insurgé. La fourrure donne de la tonalité et contribue entièrement à ce jeu de textures dont excelle la collection. L’imprimé camouflage aborde ainsi des tonalités de feux et les accessoires donnent une approche plus excentrique à la ligne. Bottes en caoutchouc et pochettes autour du cou font oeuvre de prospections expérimentales.
L’insurrection façon Barrech a sûrement plus de caractère que la femme Chanel en manifestation et donne certainement plus envie de se prêter au jeu d’une bonne insurrection urbaine. La battle Chanel VS Barrech est ouverte et j’ai choisi mon camp.
Photo via VMAN 









