Pour l’hiver 2014, la maison Ralph & Russo se penche sur une féminité contemplative où l’influence du photographe d’intérieur Massimo Listri ne cesse de se faire ressentir. Il n’y qu’à regarder le lieu où se déroule le défilé : en plein milieu du pavillon Cambon on se sent comme plongé dans l’une des photographie de cet illustre protagoniste italien. Basé sur les contrastes d’ombres et de lumières, son travail révèle la beauté de chaque détail. Le duo de créateurs puisse ainsi toute la force de son talent pour mieux subjuguer la silhouette féminine d’une éternelle élégance.
Ainsi marquée par les travaux de Massimo Listri, la collection se réfère à la somptuosité des salons de Versailles ou à l’esprit baroque d’une salle riche en moulures et dorures. Inscrite dans ce patrimoine, la collection se porte de façon récurrente sur une opulence volontaire. Véritablement surjouées, les broderies sont finement travaillées sur une robe fourreau ou un pantalon délicatement ajusté. Les broderies complètent par la suite et avec gourmandise, la richesse des détails et décuplent la sensation luxueuse de la ligne. Les contrastes sont légions et les différences entre les robes volumineuses en satin duchesse et les modèles fluides en crêpe de soie en sont bien la preuve. Il en est de même pour les robes façon colonne et les créations aux ondulations parfaitement maitrisées (si ce n’est qu’elles ne soient pas placées à l’entrejambe).
La vision toute en romance de la silhouette féminine fait renaître les grands principes de la couture. Ralph & Russo perpétue ainsi, non sans nostalgie, un certain goût de l’authentique et réitère par la même occasion un vestiaire au bon goût d’archive (Dior?). Ultra chic et glamour les créations qui en découlent sauront inlassablement séduire une clientèle exigeante et marquer d’élégance l’inhérente féminité qui s’en dégage. Autant en emporte le vent ou encore Grâce Kelly : voilà bien deux éléments à qui l'on peut penser en voyant les mannequins défiler...
On retiendra : le caractère ultra chic de la collection et sa vision quelque peu d’antan mais élégante du dressing.
La pièce sublimatrice : les robes proches du corps aux multiples broderies.