Sous les griffes affutées de Yassen Samouilov et de Livia Stoianova, l’équipe d’On Aura Tout Vu se reporte sur les origines de la vie afin d’éblouir d’un éclat toujours très saillant la silhouette féminine. Après l’exposition « SensationS » à qui On Aura Tout Vu était associée, la maison parisienne s’inspire pour l’hiver 2014 de la richesse des représentations de l’eau dans le monde.
Aussi douce que dangereuse, l’eau donne à la silhouette féminine une note de contrastes palpable dans l’évolution des pièces. Sujette aux bouleversements, l’eau est sans cesse bousculée et amenée à se transformer. Sous l’effet du vent elle se fracasse sur les rochers donnant naissance aux premiers imprimés du show. Sous la tourmente du froid elle se transforme en glace et symbolise avec perfection les multiples incrustations de pierres Swaroski. Du bleu marine au bleu ciel, la collection est un véritable camaïeu de bleu ou se rencontre ainsi broderies et légers motifs.
Ouverte sur des looks assez austères, la collection témoigne du caractère quelque peu colérique dont l’eau peut être le sujet. Les premières tenues donnent ainsi à la silhouette une allure plus rigide où les longues vestes devenues robes protègent le corps de ses caprices. Puis vient, après la pluie, le beau temps. Les silhouettes laissent petit à petit le corps se dévêtir et jouent d’avantage sur les effets de fluidité de l’eau. Les décolletés et les robes fendues font leurs entrées. La sensualité qui s’en dégage est d’autant plus frappante avec les robes de soirées plissées à la main. L’attraction féminine y est à son paroxysme.
Beaucoup moins convaincu par la présence de bottes en guise de chaussures, on préfère se concentrer sur le caractère toujours très onirique des créations en bijoux. Assimilée ouvertement à des silhouettes très sombres, la fin du défilé met en place une véritable reine des neiges à l'image d'une Angelina Jolie dans son dernier film "Maléfique". Cette femme arrive avec une certaine froideur à dégager une force plein d'esprit et de fantaisie. Véritable remake de cette reine façon Disney, la silhouette qui se présente à nous invoque une réalité nouvelle issue d’une transformation perpétuelle.
On retiendra : la domiance des références aquatiques et le jeux de contrastes entre douceur et brutalité.
La pièce sublimatrice : le long manteau du début.