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Charlie Le Mindu Fall Winter 2014

Dans le cadre des Soirées Nomades pour les 30 ans de la Fondation Cartier pour l’art contemporain, l’intrépide Charlie Le Mindu a présenté sa collection haute coiffure de l’hiver 2014 sous la forme d’un show de nouveau genre. Réalisé avec le Cabaret Paris Hait Gris, les créatures qui y prennent vie vacillent entre la frivolité d’un oiseau de nuit et la grâce d’une danseuse mystique. Coiffant ainsi sur le poteau toutes formes conventionnelles d’exposition, le créateur présente, à contre pieds de cette performance, l’ensemble de ses créations à la Galerie Joyce. Et autant dire que l’accueil est des plus chaleureux avec la présence immédiate sur le parvis de la galerie, de deux silhouettes chevelues de la tête aux pieds. Une forme de remake de Chewbacca ou des cousins Machin dans la famille Addams… 

Au dela de ces silhouettes qui prêtent à sourire et interpellent par la même occasion, le créateur nous invite à pénétrer dans son antre pour s’y délecter du caractère étrange et extravagant de son travail sur le cheveu. De cette matière fétiche, le créateur pousse les limites de la matière et du vêtements au delà des frontières pour mieux bouleverser et interpeller sur l’intérêt du cheveu en tant qu’élément de mode. 
S’ouvrent alors devant nous des silhouettes théâtrales ou les cheveux se tressent pour devenir un casque à cornes. Une véritable coiffe guerrière voit ainsi le jour pour mieux donner à la femme une allure mystique et poétique à la fois. Toujours un peu folles, ces silhouettes déroutent par leur sens de la création. Emmitouflée derrière sa parure de cheveux, la femme devient ainsi une nouvelle création et se transforme parfois en monstre. Son extravagance fait mouche et s’incarne également dans une collaboration délicate avec le spécialiste des bas et collants Gerbe. 

Que l’on apprécie ou pas son travail il est d'une certitude au moins que ses créations ne laissent définitivement pas indifférent. 
On retiendra : l’électron libre que le créateur incarne avec ses collections délurées, empruntes de créativité. 
La pièce sublimatrice : les cousins Machin.

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