En perpétuel renouvellement, Walter Van Beirendonck est l’un des rares créateurs qui expérimente, de façon toujours plus marquante, son univers. Loin d’être un simple défilé, ses présentations s’apparentent à de véritables shows où l’on se laisse transporter dans cette atmosphère des plus excentriques.
Unique en son genre, Walter Van Beirendonck utilise ses collections comme de véritables outils de communication. C’est pour lui l’occasion d’affirmer ses combats et de divulguer ses revendications. Pour le printemps-été 2015, sa collection intitulée « Whambam ! » dissocie ainsi la silhouette en deux, tels le bien et le mal.
Comme toujours très riche en références, la collection est le lieu de partage entre différentes cultures. Les coupes des vestes rappellent ainsi directement celle des kimonos alors que les pantalons font plus allusion au monde du judo. Les multiples jacquards que l’on retrouve donnent plus de raisonnance à un monde luxuriant. Fasciné par la beauté de cette nature, le créateur passe ainsi des forêts amazoniennes aux déserts les plus arides afin de représenter au mieux la diversité de notre planète.
Toujours épris de cette dualité, Walter Van Beirendonck amorce petit à petit des silhouettes bipolaires. Les allusions à la guerre sont récurrentes dans son travail et l’été 2015 n’en déroge pas. Cependant, les silhouettes qui y font directement référence restent théâtrales et trop peu suggérées. Plus délurées, les looks qui leur succèdent propagent plus de magie Beirendonck et font acte d'une plus grande folie addictive. Véritable melting-pot de couleurs et de motifs, l’identité se reconstruit ainsi dans des perspectives plus luxuriantes et en harmonie avec la nature.
On retiendra : les coupes entre confort et structure et l’iconographie pleinement délurée.
La pièce sublimatrice : outre les T-shirt avec les imprimés très arty, on citera les vestes cintrées en jacquard. Et si l’on veut aller jusqu’aux petits détails: directement le collier végétale.