Bien que d’origine Belge, c’est à Paris que Cédric Jacquemyn a décidé de présenter sa dernière collection pour l’automne-hiver 2014. Issu de la nouvelle génération d’Antwerp, il sort diplômé en 2010 de la Royal Academy of Fine et nous plonge, dès lors, dans un univers sombre et délicat à la fois. Inspirée par les traditions ancestrales, la collection cherche à renouer avec l’essence même des vêtements. Telle une enveloppe, ils protègent le corps des agressions extérieures dans une approche quelque peu primitive. Les coupes relativement looses jouent, de ce principe, sur les longueurs et les drapés afin d’apporter une vision mystérieuse à la silhouette. Au delà des apparences très dark, l’esprit Jacquemyn se retrouve également dans des perspectives plus engagées. Les questions écologiques et sociologiques prennent beaucoup d’importance dans son travail et se retrouve explicitement au niveau de la sélection des matières. Très délicats, les tissus utilisés sont faits main, à partir de mailles et de tissus réalisés sur des vieux métiers au Pérou, en Inde ou au Japon. Véritable mélange de cultures, la collection se dresse ainsi comme le garant d’un savoir faire artisanal. Les matières en provenance du commerce équitable apparaissent comme la clef de la collection et sont une réponse positive à la perpétuelle expansion de l’industrialisation de la mode. De cette emprise quelque peu ethnique apparait également toute une sélection de bijoux issus de la collaboration avec le label Rombaut. Leur particularité se retrouve dans leur caractéristique écologique à utiliser des écorces ou du canevas avec du latex naturel plutôt que du cuir.
On retiendra: l'esprit très noir et artisanal de la collection.
La pièce sublimatrice: outre les bijoux, les pièces en denim enduit.