Pour le printemps-été 2014, Serge Cajfinger revisite les pièces phares de Paule Ka afin de faire danser la femme dans des lignes épurées et des découpes graphiques. Les robes qu'il propose épousent le corps, afin de le mettre en valeur, tout en dupliquant son attrait dans des découpes et des imprimés d'inspirations Vallauris. Craquelée, rappelant la céramique, ou vive en couleurs tels des vitraux, la silhouette est sublimée dans des robes et crops superposés. Les pantalons fuselés au dessus de la cheville et les trenchs en satin duchesse accompagnent parfaitement cette féminité voulue années 50's que l'on retrouve également dans des robes que l'on aime, cintrées, avec des chaines. Riche en contrastes, la collection s'en amuse clairement et varie ainsi entre proportions, couleurs et effets de matières. On retrouve ainsi une diversité importante tant au niveau des coupes que des imprimés. Les matières n'en sont pas en reste avec des satins, du néoprène, du nid d'abeilles, des popelines et plus impressionnant encore du raphia. Seules les couleurs arrivent à concurrencer cette diversité de matières en déployant des rouges, des verts satin, du rose fushia et quelques touches de jaunes. Plus rituelle à la maison, le petit panier en osier devient minaudière, ou assume sa modernité en devenant partie prenante à la conception d'un sac. Les noeuds en satin duchesse se retrouvent, quant à eux, au niveau des épaules, aussi bien sur une robe, qu'un trench ou plus délicatement sur un bustier.
On retiendra: l'élégance des coupes, la richesse des couleurs et des matières et l'aspect très graphique qui en découle.
La pièce sublimatrice: les minis-crops et la silhouette en raphia.