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Défilé Chardon Savard 2013 en 5 coups de coeur

Sur le total des 24 collections présentées lors du défilé de fin d’année des étudiants de Chardon Savard, 19 d’entre elles ont déjà fait l’œuvre d’illustrations dans les parties I et II couvrant l’événement. Les 5 dernières collections restant à présenter sont, pour nous, celles qui auront retenu le plus notre attention par leur univers, leur créativité ou plus simplement par le fait qu’elles ont su nous parler et nous toucher. Présentées dans leur ordre de passage, la première collection qui aura réveillé un enthousiasme certain concerne le travail de Nofar Gabrieli. Magistralement mise en scène dans une décadence de couleurs et de motifs, on voit dans sa collection des pièces certes d’apparence classique mais faisant preuve d’associations bien vitalisantes. L’effet graphique y est garanti par une touche sixties assumée. 


La collection de Feng Yuan Dai aura retenu notre attention grâce aux lignes asymétriques de ses pièces qui, outre ces effets de contrastes s’approprient beaucoup de raffinement dans l’ajout de détails colorés. Poches marquées et jeux de sangles habillent ainsi efficacement les nombreuses superpositions qui composent la collection.

Plus enfantine, la collection de Julie Blondin reprend les bancs de l’école pour habiller de références scolaires une silhouette espiègle. Inspirée d’une certaine forme d’uniforme scolaire fait en papier, la femme s’habille ainsi de jupes ou de tops tablier afin d’affirmer une arrogante jeunesse. Chaussettes longues, sacs over larges et chapeau en origami bateau font ainsi leurs effets auprès des pièces perforées et des effets coloriages.


Marqué d’un univers décalé, où le genre laisse d’avantage place à la créativité, Pierre-François Rousseau aura su jouer des matières et des textures pour assurer une collection technique qui ne demande qu’à être touchée. Effets de transparences, touches 3D ou matières brillantes, tout est mis en place afin d’assurer un effet de mouvements aux contrastes saisissants. Outre cette appropriation des matières, on notera également la finesse des broderies et leur caractère très abstrait.

Les grands adeptes d’Issey Miyake verront dans la collection d’Arthur Robert un certain clin d’œil au travail de ce créateur japonais mais il est certain que son travail ne s’arrête pas là. Aux volumes généreux et aux superpositions multiples, Arthur Robert a renchéri sur les effets sportswear auxquels il combine un caractère plus trappeur. A la ressemblance flagrante, on y retrouve également des matières très techniques et modernes. L’utilisation des tons dorés était peut être l’élément de trop dans le jeu de ressemblance mais il n’enlève rien à la maitrise des coupes et à l’utilisation de motifs géométriques efficaces.

1 commentaires:

Anonyme a dit…

Je veux le pantalon jaune de la collection de Nofar Gabrieli ... je l'aime trop ... un vrai coup de coeur...