Navigation Menu

La femme Chloé Hyères 2012

Nouveauté 2012, le prix Chloé est une opportunité supplémentaire pour les dix finalistes du festival de mode de Hyères de mettre en avant leur créativité et leur sens de l’innovation. Jugés sur une silhouette, ces derniers doivent allier leur univers respectif à celui, très poudré et féminin de la célèbre maison Chloé.
Légère et fluide, la tenue de Lucas Sponchiado entre en scène dans un soupçon de légèreté et d’élégance. S’appropriant assez facilement les codes Chloé, il mise ainsi sur une silhouette épurée (d’apparence) au savoir être très chic. Printanière, elle souligne le charme de la belle saison et la douceur du renouveau qui lui est dû.

Elle aussi très aérienne, la tenue de Narelle Dore s’accapare de teintes poudrées dans un assemblage de plissés pour parfaire de dynamisme l’allure finale. A la petite touche rétro, on n’oubliera pas également la note écolo que l’on revendique avec des plateformes en osier.

Daniel Hulin habille l’homme d’art et en fait de même pour la femme dans des coupes jouant sur les longueurs. Multipliant les matières, on retrouve, forts de leurs caractéristiques, les imprimés qu’il utilisa alors pour l’homme. Dans des proportions plus douces et des teintes plus légères, ils apportent très sagement une touche de gaieté et de douceur qui contraste pointieusement  avec l’agressivité du bleu nuit ici aussi présent.

Bohème, la femme Chloé de Paula Selby Avellaneda s’éloigne un peu plus de la vision même de la maison d’origine. Partant dans des gammes de couleurs très nombreuses et fortement marquées, on y voit un certain retour aux origines argentines de la créatrice. Ainsi, bien moins festive que les silhouettes de sa collection, cette tenue sonne comme un bon retour vers les années 60.

Sobre et moderne, Jasmina Barshovi poursuit sa quête de souvenirs et présente une silhouette très douce pour symboliser la femme Chloé. Mêlant passé et futur, on y retrouve toute la fraicheur et la jeunesse de ces temps dans des coupes courtes, ainsi que la modernité des lignes d’aujourd’hui.

Reprenant les caractéristiques clefs de sa collection, Maxime Rappaz continue de dynamiser sa silhouette à travers des traits de couleurs allant du rose fluo aux verts d’eau et aux couleurs nudes. Amplifiant la féminité par le jeu de plissages, l’allure y est sobre et moderne afin de transcrire une élégante sobriété.

Loin des visions estivales de ses camarades, Ragne Kikas met en avant une silhouette plus hivernale. Dégainant un total look en maille, la créatrice offre une structuration assez lointaine des vestiaires hivernaux de chez Chloé. La maille se fait ainsi en volume pour compléter les courbes féminines. On y retrouve également un jeu de finesse et de volupté dans un penchant certain pour la fluidité.

Le trio finlandais composé de Siiri Raasakla, Tiia Siren & Elina Laitinen interprète une femme Chloé prise au dépourvue après un petit rail nocturne. Un peu claquée, elle avance dans la nuit avec ses talons fleuris, son teddy « mamie », et sa casquette over funky. A ne pas oublier, l’éclairage  fluo qui égaiera vos nuits. C’est tellement mieux et tellement coloré que ça ne peut que résumer une « Chloé déchirée ».


Nuit de déroute finie, la femme Chloé renait chaque matin et Steven Tai lui offre, en guise de réconfort, un petit aspect sportweart histoire de bien éliminer les toxines de la veille. On retrouve dans son travail une véritable justesse des lignes et une harmonie des matières qui, d’un trait, émerveillent la silhouette et le jury. Steven Tai se voit ainsi remettre le prix Chloé et les 10 000 euros qui en découle.Un prix bien mérité.

Se refusant à la même soirée que la veille, Kim Choong-Wilkins habile la femme de sobriété et combine un trench à une robe pour lui faciliter la soirée.

0 commentaires: