Diplômé de la HEAD en 2011, Maxime Rappaz travaille actuellement chez Roberto Cavalli à Florence. Proposant une interrogation sur la pureté, sa collection s'inspire d'un corpus photographique s'illustrant dans un environnement moderne et droit. De cet encensement pour la modernité, la collection se traduit dans des courbes et formes géométriques à la recherche d'un minimalisme absolu. Aux matières légères et douces tel l'organza, le designeur appose des accessoires rigides et des panneaux de cuir qu'il agrémente de quelques pliages afin de structurer d'avantage la silhouette. Utilisant une gamme de couleur unique, le créateur transcris ainsi une féminité à fleur de peau qu'il renforce de provocantes courbes droites.
Poursuivant sa formation à l'université d'Hambourg, Ragne Kika présente une femme de caractère aux inspirations militaires. Utilisant comme point de départ les armures des XVe et XVIe siècles dont elle traduit les formes dures et anguleuses dans la maille, la créatrice met en avant une collection très sombre et féminine à la fois. A la technique sans faille, la collection révèle ainsi une richesse indéniable dans la maitrise de la maille. Au caractère sobre mais très élaboré avec des structurations infinies, la collection aura retenu l'attention du public et des professionnels de toutes origines puisque cette collection ouvre les portes du prix Première Vision à sa créatrice ainsi que celles du prix du public et de la ville d'Hyères.
Sortant tout droit de la Central Saint Martin de Londres, Steven Tai a déjà travaillé chez de grands noms de la mode comme Bless, Stella Mc Cartney ou encore Viktor&Rolf. Au parcourt très prometteur, le jeune créateur de 28 ans présente une collection bien différente de ces congénères. Partant d'une garde robe très classique, le créateur déforme les pièces et leur concocte tout un lot de tissus découpés en lanières. Sculptant les corps avec ce procédé, il les façonne dans une vision poétique et très intellectuelle du vestiaire féminin.