En total contradiction avec les grandes tendances émergentes des podiums, Bernhard Willhelm livre un défilé détonnant de couleurs et de déstructurations. Plus portable qu'à l'habitude, la collection du créateur allemand s’exécute dans des robes amples et de multiples combinaisons qu'il agrémente largement de détails. Les cordons apportant mouvements sont d’ailleurs de véritables chefs de file. A cela s'ajoute de multiples T-shirts, chemises et teddys que l'on retrouve parfois agrémentés d'imprimés tribaux et félins. En véritable TRANSIT, la collection apporte une touche très enfantine où le créateur accompagne telle une hibernation en accentuant la collection de gros oreillers et de peluches afin de rendre plus douces les rudes nuits hivernales. Toujours en décalage, les coiffures se font folles et les maquillages témoignent d'une légère schizophrénie
On retiendra : la décadence générale du show.
La pièce sublimatrice : les teddys aux imprimés de tigre.
Bilan : à sa propre identité visuel, le show Willhelm ne ressemble à aucun autre et se joue de créativité et de référence pour rendre toujours plus extravagante la silhouette féminine.