Dans deux mois pile sonnera la fin des défilés Parisiens femme pour la saison Printemps/été 2012, mais en ce jour d'Août, il est bon de voir ce que les podiums de Copenhague nous resservent. Petite analyse des grandes tendances qui s'en échappent avec les maisons et les créations les plus marquantes de ces trois jours de défilés.
A l'habitude des étés colorés on retrouve de la couleur dans nos gardes robes, mais leur excentricité dépend bien évidemment de l'humeur du jour. Présente certes, la couleur n'est plus la tendance principale et s'efface aux bénéfices des traditionnelles noirs et blancs. Légèrement présent, les tons électriques laissent place à des teintes plus poudrées ou s'expriment des bleus, des rouges, des jaunes ou encore des oranges. Veronica B. Vallenes incarne très bien cette transition où la couleur s'assagit pour plus de discrétion. Gaia, Danmarks Designskole et encore CPH Vision répondent eux aussi à cette caractéristique.
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| Image Gauche et Centre Veronica B.Vallenes / Droite Gaia |
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| Image Gauche et Droite Danmarks Designskole / Centre CPH Vision |
Dans des conditions plus extrêmes et à contre courant, certains créateurs comme Designskolen Kolding, Maxjenny ou encore Designers Remix s’amusent avec les couleurs pour un résultat très funcky et plein de vie.
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| Designskolen Kolding |
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| Designers Remix |
Avec une influence en berne, la couleur se doit de laisser place à des tons monochromes que l'on retrouvent chez tous les créateurs et plus particulièrement Chez Trash Couture qui convertit des blancs angéliques à un univers bien plus démoniaque... Dans un registre différent, Anne Sofie Madsen, Stine Ladefoged, Magnus Löppe et Jean Philip exploitent eux aussi la filière de la monochromie pour un résultat des plus élégants qui ont su nous enthousiasmer.
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| Trash Couture |
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| Image de Gauche et Droite Magnus Löppe / Centre Jean Philip |
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| Anne Sofie Madsen |
Telle l'empreinte d'un hiver passé, le cuir laisse quelques marques mais en règle générale, on retrouve, comme chez l'homme, beaucoup de simplicité et de légèreté avec des matières comme de la soie, du satin ou du coton. Tendance phare chez l'homme, la transparence est, elle aussi, présente et de manière bien plus prononcée. On distingue leur utilisation chez Helje Hamre, Stasia, Designer's Next, Stine Goya, ou encore H Label. On n'oubliera pas Anne Sofie Madsen qui aura lié transparence et élégance avec magnificence.
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| Image de Gauche Stine Goya / Centre Stasia / Droite Helje Hamre |
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| Anne Sofie Madsen |
Présent à Paris pour l'homme, le python est lui aussi présent comme le montre Benedikte Utzon, auprès de qui nous tenions à souligner notre attrait pour les bijoux qu'elle présente via sa collection. On en retrouve de la même façon chez CPH Vision.
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| Image de Gauche CPH Vision / Droite Benedikte Utzon |
N'oubliant pas les quelques journées fraiches que nous réserve parfois la météo, les créateurs ne lésinent pas sur les vestes comme le prouvent Baum und Pferdgarten ou encore Bruuns Bazaar pour ne citer qu'eux. Quant aux mailles, elles sont quasiment absentes...
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| Image de Gauche et de Droite Baum und Pferdgarten / Centre Bruuns Bazaar |
Au niveau des coupes, elles restent très sages; notamment pour l'homme. Soulland ou Bruuns Bazaar sont de très bons exemples pour illustrer cela avec leurs collections très classiques. On notera au passage que les détails y sont absents pour accentuer cet aspect simplicité si fortement revendiqué.
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| Image de Gauche et Droite Soulland / Centre Bruuns Bazaar |
Dans une atmosphère bien différente, Jean Philip ou Magnus Löppe revisitent un homme nonchalant qui assume un vestiaire bien plus contemporain, ou les jeux de longueurs et de superpositions sont de rigueur. En parlant de longueur et de pièces amples on en retrouve également beaucoup dans le vestiaire de la femme avec une multitude de hauts déstructurés ou over-size et de robes longues. Brunus Bazaar, Haaning & Htoon et Benedikte Utzon en témoigneront.
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| Image de Gauche et Droite Benedikte Utzon / Centre Haaning & Htoon |
En opposition à ces jeux de longueurs on retrouve également des éléments plus cours laissant le corps se dévoiler et laisser place aux plaisirs de l'été. On retrouve cette caractéristique notamment chez Helje Hamre, Anne Vest et Hugo Boss.
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| Image de Gauche Helje Hamre / Centre Anne Vest / Droite Hugo Boss |
Outre la transparence, Copenhague confirme aussi l’engouement pour les imprimés. Qu'ils soit floraux, géométriques ou que ce soit n'importe quel type de motif, rares sont les maisons à ne pas en décliner dans leur collection. C'est ainsi qu'on en retrouve chez Minimarket, By Malene Birger, et en nombre chez Tabernacle Twins.
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| Image de Gauche Minimarket / Centre By Malene Birger / Droite Tabernacle Twins |
Particularité: les motifs hawaïens sont eux aussi bien présents mais utilisés de manière brute pour un effet kitsch assuré. Merci Terminal 2.
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| Terminal 2 |
On salue le travail d'Astrid Andersen qui aura su associer masculinité, dentelles et imprimés (à la bonne touche Givenchy) pour en faire une collection très sport. Avec ces deux exemples on aperçoit vite le retour du des effet kitchisimes!
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| Astrid Andersen |
A l'image des pays du Nord, cette dernière Fashion Week est en soi très cosmopolite et en accord presque parfait avec les tendances émergentes de
Paris et
Milan. Le déclin des couleurs explosives est donc entamé et le recourt à la transparence sera à décliner dans des jeux plus fous que nombreux les uns des autres. Longtemps laissés au fond de l'armoire les imprimés font leur grand retour et seront à utiliser avec savoir et brio. Au final, Copenhague prévoit un été synonyme de simplicité tant au niveau des matières que des coupes tout en apportant son lot d'association rocambolesques. Il sera bon de voir par la suite si Stockholm puis Londres, Milan et enfin Paris confirment ces principes.