A l’univers bien féérique, la collection couture de Yiqing Yin de l’été 2014 nous transporte dans un lieu de métamorphoses où les jeux d’illusions s’accaparent la silhouette pour la sublimer. Les robes deviennent ainsi de véritables chrysalides tissées, dans lesquelles la femme y puise toute la douceur nécessaire pour se prémunir d’un environnement potentiellement néfaste. De là, les allusions à la nature sont nombreuses. On y retrouve une certaine notion de fraîcheur telle l’innocence de l’aube que l’on applique sous des impulsions transparentes. Les couleurs y ont également tout leur sens avec des teintes très minérales. Les gris virevoltent ainsi dans des intonations marbrées et métallisées alors que les noirs intensifient leurs regards en s’accaparant les perles pour plus de reliefs. Comme toujours emplie de naturalité, la collection souffle une féminité plus sage que les saisons passées. Les coupes y sont, pour cela, plus sobres mais toujours sujettes aux drapés. La vigueur des soies et de l’organza présents s’attachent à l’aspect plus lyrique du renard moucheté et des plumes afin de souligner la noblesse des traits engagés. Faite de douceur et de délicatesse, la collection se lit telle la vie éphémère des papillons, dont on retrouve la grâce des ailes apposées en coin du regard féminin. Plus portable qu’à l’accoutumé, la collection se veut moins expérimentale. Seuls les derniers looks renouent avec un passé plus osé et développent des silhouettes au rendu plus sculptural. Habillée sans jamais être guindée, la femme Yinqing Yin invoque ainsi les forces de la nature pour accompagner d’élégance et de volupté les lignes de sa collection.
On retiendra: le caractère très pure de la ligne, son approche plus portable et ses intonations toujours très naturelles.
La pièce sublimatrice: l’effet brisé de la première silhouette.