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Festival international de mode de Dinard 2012

Pour sa 19ème édition, le festival international des jeunes créateurs de mode de Dinard nous propose, comme à l'habitude, trois catégories de concours : la gamme prêt à porter femme, celle consacrée à l'homme et enfin la dernière vouée à la lingerie. Petite nouveauté de l'année, la création obligatoire pour chaque créateur de réaliser une silhouette éthique en vue de concourir aux prix Ethicalfashion. C'est dans cet esprit plus responsable et ouvert sur l'avenir que les 12 candidats ont ainsi présenté leur mini collection au public et membres du jury. Mise en scène sur la plage, sous un soleil timide mais bien présent, les candidats se sont ainsi succédé dans des univers et des références bien différentes. Avec des origines multiples allant de la France à la Corée sans oublier la Malaisie, on retrouve dans les collections une importance culturelle significative. Riches en différences, les créateurs ont ainsi cultivé leur style et leur univers dans des gammes de pièces aux identités fortes et marquées. C'est de ce principe fondateur que la catégorie femme accueille dans un premier temps la collection d'Alexie Faure. Avec des coupes structurées aux effets cintrés marqués, il joue sur les contrastes de couleurs et de matières pour habiller de notes plus dynamiques la silhouette. Petits effets brulés et légers dégradés parfont ainsi la première robe que nous retiendrons prioritairement parmi ce travail.
D'origine Russe, Nadejda Tychkova met en avant une vision plus conceptuelle du vêtement. Réorientant les pièces dans des utilisations nouvelles, elle aborde elle aussi des effets de structures imposants. On remarquera la créativité des jupes et le sens des accessoires qui offrent à l'univers une véritable richesse esthétique.
Céline Montousse et Juliette Imbert présentent, en binôme, une collection en totale harmonie avec l'esprit éthique que cherche à appuyer le festival de Dinard. S'impliquant dans une mode responsable ouverte au développement durable et des principes clefs qui s'y rattachent, les deux créatrices font du recyclage un élément indivisible de leur collection. Voulant défendre des valeurs de partages et d'entraides, elles s’appuient également sur des savoirs artisanaux afin de sublimer les travaux de chacun. Dynamique, la collection qu'elles nous proposent fait œuvre de lumière et attire le soleil dans un travail de précisions. Nous retiendrons tout particulièrement le travail des tricots qui sont présentés et leurs références aussi bien éthiques que ethniques. Preuve d'un (futur) succès certain, les deux créatrices ont remporté le prix Ethicalfashion pour leur sens inné d'unir mode et développement durable en une collection.
Autre grand gagnant de ce concours, le japonais Takuya Isagawa qui présente la collection qui aura su convaincre à l'unanimité. Avec une collection inspirée du surréalisme le créateur s’amuse des courbes dans un rendu minimaliste. S’appropriant avec magistrature les lignes du corps, il offre une vision alliant confort et raffinement dans un soucis du détail qui aura séduit l'ensemble du public et des professionnels présents lors du défilé. Des casquettes aux visières démesurées, il propose ainsi des jupes et des vestes larges ne se privant pas de jouer d'effet en trompes-l'œil. Une victoire bien méritée, comme en témoigne la collection et plus particulièrement la tenue blanche que nous affectionnons indéniablement.

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